Hommage à Mahmoudi

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03/10/11

 

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Dix décès provoqués

par les intempéries

L’hiver s’annonce meurtrier

L'hiver s'annonce meurtrier cette année encore. Au moins dix personnes ont péri ces dernières 48 heures suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues sur plusieurs wilayas du pays.

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Après le Cnapest, le Snapest, l'Unpef et le Snte

Le CLA pour une grève cyclique à partir du 10 octobre

 

En situation irrégulière

600 Nigériens expulsés d’Algérie

 

Le président de la Fédération des géomètres francophones

«Les textes législatifs algériens doivent évoluer»

 

La liste des nouveaux partis s'élargit

Vers une nouvelle carte politique

 

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Avec la complicité de quelques travailleurs

114 véhicules volés de Hyundai Motors Algérie

Plus d'une centaine de voitures ont été volées d'une entreprise appartenant à l'homme d'affaires algérien Omar Rebrab.

Le délit en question n’a été possible qu’avec la complicité de certains travailleurs de ladite entreprise qui ont été jusqu’à trafiquer les documents permettant de faire sortir les véhicules en question. De ce fait, quelques 114 véhicules ont été en effet sortis de l’entreprise mise en cause dans cette affaire. Cette affaire a éclaté suite à la plainte qui a été introduite par le propriétaire de l’entreprise, objet de ce vol, à savoir Hyundai Motors Algérie. Ce denier a poursuivi quelques travailleurs de son entreprise pour falsification de documents administratifs et vol de confiance. Parmi les mis en cause dans cette affaire, il y a lieu de citer T. Kamel qui n’est autre que l’un des responsables de la distribution de la filiale Kazak Auto en compagnie de celui qui est accusé de complicité dans cette affaire, à savoir D.O. Le plaignant a indiqué dans l’énoncé de la plainte qu’il avait introduite au niveau de la juridiction territorialement compétente que l’une des cadres de son entreprise lui a signifié que A. S. lui avait révélé que l’employé M. lui a proposé de régler la situation administrative de 112 voitures au niveau de cette entreprise en contrepartie d’une somme de

5 000 DA. Le mis en cause lui aurait demandé selon cette employée d’établir des factures portant les numéros de série des véhicules en question dans l’opacité et le secret absolu. En somme, il est signifié dans  l’ordonnance de renvoi de la chambre d’accusation que le mis en cause principal dans cette affaire qui est le responsable de la distribution au sein de ladite entreprise, a contacté bon nombre d’employés exerçant dans cette entreprise pour des opérations frauduleuses de ce genre. Les enquêteurs qui ont entrepris des investigations, au sujet de cette affaire ont prouvé que l’accusé D. Kamel vendait normalement en qualité de chargé de la distribution,  les voitures détournées au sein de l’entreprise où il exerçait sans se soucier de quoi que ce soit. Il est important de souligner à cet égard, que le mis en cause dans cette affaire avait conclu une transaction avec un homme d’affaires. Il s’agit de la cession des véhicules en gros avec le privilège d’une réduction de 14 000 DA pour chaque voiture vendue. Cependant, lorsqu’il était question de régularisation administrative, le client n’a eu droit qu’à un certificat de circulation provisoire. Cela n’a pas manqué de susciter les suspicions de l’acquéreur de ces véhicules. Le procès de cette affaire a été ouvert hier au niveau du tribunal pénal près la cour d’Alger.           

Par Salah H.

 

 

Après l'accident mortel de leur collègue

Des stagiaires ferment la route nationale 5 à Thénia

Khelkhel Bilal, un jeune stagiaire âgé de 19 ans, habitant le village de Boukerai relevant de la commune de Beni- Amrane, a été mortellement blessé, hier à 8 h, par un camion dépanneur sur la route nationale 5 à proximité d’un centre de formation professionnelle à Thénia. 

Des témoins oculaires affirment que le jeune a été fauché par le camion au moment où il s’apprêtait à traverser la voie, en l’absence d’une passerelle, pour rejoindre l’établissement où il est inscrit. Le corps a été transporté à la morgue de l’hôpital de Thénia. Les gendarmes se sont rendus sur les lieux du sinistre pour constat et l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes exactes de l’accident.

Après le décès de leur camarade, les stagiaires de cet établissement sont sortis dans la rue pour fermer la route nationale 5 revendiquant la réalisation d’une passerelle dans un court délai.

«Comment inaugure-t-on un centre de formation aussi important situé à une dizaine de mètres de la route, sans prévoir une passerelle» ? s’interrogent les stagiaires. Ajoutant : «Nous sommes confrontés au même risque que notre camarade». Selon des informations, la direction dudit centre de formation aurait informé les autorités locales des risques d’accidents qui pourraient survenir en l’absence d’une passerelle indispensable pour traverser la route nationale n°5 sur les deux voies.

A.Kichni

 

La question du jour

Qui domine en Libye ?

Il était facile de savoir dès le début sur quoi déboucherait la guerre en Libye : non pas,  dans un premier temps tout au moins, sur un nouvel ordre politique (pour notre propos peu importe lequel), mais sur l’affrontement entre les différentes composantes du CNT. Que les événements  à venir prennent cette tournure est d’autant plus inévitable que l’intervention étrangère, sans laquelle l’ancien régime serait encore en place, a empêché que le libre choc  des forces en présence laisse s’affirmer la fraction réellement hégémonique dans le camp des vainqueurs. C’est là d’ailleurs que réside toute la différence avec une véritable révolution, dont la tâche est double : elle renverse l’ancien régime dans le même temps où elle jette les bases du nouvel ordre. Cela signifie que c’est avant que la chute de l’ancien régime ne soit effective que commence à s’édifier le nouveau.

Un régime n’est jamais d’une seule pièce, c’est une fédération de plusieurs forces plus ou moins constituées et conscientes d’elles-mêmes. Cette fédération est à dominante, c’est-à-dire qu’elle ne se forme que dans la mesure où l’une des fractions qui la composent y tient un rôle prépondérant. Le ciment d’une unité politique, c’est l’hégémonie exercée par  une de ses parties constituantes.  Si au terme  d’un processus, aucune des forces en présence ne prend le dessus sur les autres, l’unité jusque-là affichée part en lambeaux. C’est alors la guerre civile, larvée ou déclarée, qui s’installe. Conséquence : le nouveau régime reste dans ses limbes. Et ce jusqu’à ce que la question de l’hégémonie soit tranchée au profit de l’une ou l’autre fraction appartenant à un même camp du temps où le conflit se déroulait encore.

Or, le fait que dans la crise libyenne ce soit l’intervention militaire étrangère qui  déterminait le cours des événements a eu pour effet d’empêcher que l’une des fractions du CNT, dont tout le monde sait qu’il est hétéroclite, finisse par établir sa prépondérance. En d’autres termes,  c’est la force intervenante qui assurait l’unité du CNT, non pas le consensus obligé  entre ses  différentes composantes.

Le fait que Mahmoud Jibril, le chef de ce qui fait office d’exécutif au sein du CNT, ait fait savoir qu’il ne ferait pas partie du gouvernement, quel qu’il soit, qui verrait le jour après la chute des derniers bastions pro-Kaddafi, ne prouve pas que ses adversaires, les islamistes (eux-mêmes divisés, semble-t-il, en plusieurs tendances) se soient imposés comme la force dominante au sein du CNT, mais plutôt qu’il n’a aucune envie d’être associé au déchirement dont les prémices apparaissent déjà clairement. D’une certaine façon, il déserte la scène, ou plus exactement le champ de bataille post-Kaddafi avant même que la guerre civile n’éclate. Il faut qu’il soit sûr que celle-ci est en bonne voie, et qu’il veuille la conjurer par son retrait annoncé, pour en arriver là, lui que tout le monde voyait déjà comme l’homme fort du nouveau régime – l’homme que la France en tout cas s’ingéniait à hisser à la tête de la Libye nouvelle.

Or, il n’y a pas que son geste  surprenant, consistant en quelque sorte à rendre le tablier avant de le vêtir, il y aussi l’abandon,  au contraire de ce qui avait été annoncé au lendemain immédiat de la chute de Tripoli, de l’idée de former un gouvernement provisoire avant la libération totale du pays.  (Ce mot de libération est un lapsus, il dit que le CNT n’est pas engagé dans un processus révolutionnaire, mais dans une guerre de libération nationale,  on dirait pour nier par avance que l’occupation étrangère qui au contraire se profile déjà à l’horizon.)

Les islamistes semblent bien avoir fourni le plus de troupes organisées au bras armé du CNT, mais cela ne signifie pas qu’ils sont fondés à revendiquer  les droits inhérents à l’exercice de l’hégémonie. Cette dernière revient de facto à la force intervenante, à l’Otan, et au sein de celle-ci,  au tandem France-Royaume-Uni. C’est à lui qu’il appartient logiquement de faire le nouveau pouvoir. C’est d’ailleurs ce qu’il tente de faire.

De là peut-être cette idée assez saugrenue que personne n’a intérêt à ce que les dernières places tenues par les forces loyales à Kaddafi tombent dès maintenant.

Par Mohamed Habili

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Point D'ordre

Par

Brahim Djalil

Des ministres mal-aimés

Le sociologue Nacer Djabi nous apprend, dans son nouvel ouvrage, que nos ministres ne sont pas aimés par les Algériens. Pourquoi le seraient-ils ? Ce sont des employés inodores, incolores, des bureaucrates interchangeables, qui travaillent sous la direction d’un ou plusieurs chefs, et appliquent des programmes sans état d’âme, si tant est qu’ils aient une âme, participant à mettre en œuvre des politiques avec lesquelles ils peuvent même être en total désaccord. Ils ne sont pas élus à titre de ministre, bien naturellement ; ils ne sont redevables qu’à celui ou ceux à qui ils doivent leurs postes ; ils n’ont que faire de la sympathie des citoyens. Qu’on les déteste même ou pas, cela ne changera rien à leur carrière, pourvu que leurs supérieurs ne soient pas trop mécontents d’eux. On les voit pourtant quasiment tous les jours à la télévision, dans leurs costumes de fonctionnaires, inspecter les chantiers, égrener les réalisations et promettre des lendemains qui chantent. Quelquefois répondre à des questions de journalistes. Mais jamais débattre contradictoirement, d’égal à égal, sur les questions importantes dont ils ont la charge. On aurait de cette façon mieux jugé de leurs convictions, de leur sincérité, de leur compétence. Mais puisque le système ne l’exige pas, à quoi bon. Le système pense que leur donner une parole libre, pour se faire aimer ou pas à juste titre, c’est aussi la donner à l’opposition. C’est courir le risque de les mettre à nu. A force de les laisser parler seuls, on finit par penser que nos ministres ne sont que des gros menteurs. En réalité, ils sont au-delà de la vérité et du mensonge. Ce sont, pour la plupart, l’expression humaine d’un programme, d’une programmation. A titre individuel, ils peuvent être pertinents, voire brillants. Ils peuvent réunir en eux toutes les qualités requises pour leur fonction. Mais ils peuvent aussi être médiocres et nocifs. Ils seront jugés non sur leur qualité ou leurs défauts, mais sur leur allégeance et leur loyauté. Non sur leur audace, leur générosité ou leur vision mais sur leur capacité d’adaptation au système et donc leur opportunisme. S’ils sont bons au départ, le système finit par les corrompre. Voilà pourquoi rares sont les ministres qui ont marqué d’une empreinte positive notre histoire, qui ont réellement joué leur rôle d’élite et ont influé sur elle. Rares ceux qui ont défendu des idées, pas forcément incompatibles avec leurs fonctions, ou transmis aux jeunes générations un exemple à suivre. Quand on lit les Mémoires de certains anciens ministres, on est confondu par l’absence de leur envergure, la nullité de leurs propos et l’autosatisfaction              pathologique qu’ils ont d’eux-mêmes. A voir comment la plupart d’entre eux s’agitent aujourd’hui à propos d’une loi qui projette d’interdire les cumuls, les obligeant à choisir entre le poste qu’ils occupent et la députation qu’ils convoitent – tous les deux très lucratifs – on comprend mieux tout le reste.   

B. D.

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