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La liste des nouveaux partis s’élargit

Vers une nouvelle carte politique 

En situation irrégulière

600 Nigériens expulsés d’Algérie

Après le Cnapest, le Snapest, l’Unpef et le Snte

Le CLA pour une grève cyclique à partir du 10 octobre

Front social

Louisa Hanoune estime «insuffisantes» les mesures prises

Des grèves annoncées à Béjaïa

Le front social dans tous ses états

Dix décès provoqués par les intempéries

L’hiver s’annonce meurtrier

Le DG de la sécurité sociale rassure :

«Il y aura une solution appropriée pour les retraités»

Selon Ould Abbès

Retrait de l’agrément à 200 distributeurs de médicaments

Le président de la Fédération des géomètres francophones

«Les textes législatifs algériens doivent évoluer»

Un millier de tonnes de pomme de terre écoulé

Un système qui marche

Tunisie

Le «provisoire» s’installe

 

 03/10/11

 

La liste des nouveaux partis s’élargit

Vers une nouvelle carte politique 

Depuis l’annonce des réformes politiques, le 15 avril dernier, la scène politique nationale a vu l’annonce de nouvelles formations politiques de différents courants, en attendant l’obtention de l’agrément du ministère de l’Intérieur.

Cette annonce intervient à moins d’une année des élections législatives. Peut-on parler d’une nouvelle carte politique si ces partis remplissent les conditions de participation à ce rendez-vous électoral et si, bien sûr, les électeurs y prennent part massivement, ce qui n’était pas le cas en 2007. 

Il faut dire que la relation entre les citoyens et les partis politiques est loin d’être étroite car ces formations ne se manifestent qu’aux périodes électorales. Toutefois, il y a des militants qui croient et qui attendent une promotion, une fois intégrés dans un parti politique. 

La scène politique actuelle est dominée par les partis de l’Alliance présidentielle, en l’occurrence, le FLN, le RND et le MSP, si on se base sur la représentativité en matière d’élus dans les différentes assemblées (APN, Conseil de la nation, APW et APC).

Pour ces partis, la situation interne n’est pas aussi parfaite que veulent le montrer leurs dirigeants, même si cela diffère d’un parti à un autre. La situation au FLN n’est pas celle qui prévaut au MSP, même si les deux formations politiques connaissent des crises internes. Pour le Mouvement de la société pour la paix, la situation est plus claire car les dissidents ont déjà annoncé la création de leur parti politique «le Mouvement pour le changement (El Taghyir)» par le rival de Bouguerra Soltani,  Abdelmadjid Menasra (ex-numéro 2 au MSP).

Pour le courant islamiste, l’ex-patron d’Ennahdha et El Islah, Abdallah Djaballah, a tenu le congrès constitutif de son nouveau parti «le Parti pour le développement et la justice».

En ce qui concerne le FLN, les données sont différentes car  le mouvement de redressement mené par des ex-membres du  bureau politique et parlementaire n’a pas l’intention de créer un parti politique, selon son coordinateur Salah Goudjil. Mais s’agissant des prochaines législatives, il se pourrait qu’il y ait des listes parallèles contre celles de Belkhadem.

S’agissant du troisième parti de l’Alliance, en l’occurrence le RND, un coup lui a été porté  par le retour sur la scène politique de son ancien patron, Tahar Benbaibeche, qui vient d’annoncer un nouveau parti politique dénommé «Hizb el fadjr el jadid». La demande d’agrément sera déposée auprès du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, après la promulgation de la nouvelle loi relative aux partis politiques, actuellement en préparation. Sera-t-il une menace ou non pour le RND ? Rien n’est encore clair. A ce propos, M. Benbaibèche a nié que son parti allait recruter au sein de l’Organisation nationale des enfants de chouhada et des militants du RND. Il expliquera que  «le parti est ouvert à tous et à toutes, sans exclusion», alors que l’annonce avait été faite en présence de l’ancien Chef du gouvernement Ahmed Benbitour, des enfants de chouhada et d’anciens cadres du RND. Élu en avril 1998 à la tête du RND, il a été destitué le 26 janvier 1999 et remplacé par Ahmed Ouyahia, l’actuel Premier ministre.

D’autre part, il y  des partis qui se qualifient de partis «d’opposition», à l’instar du FFS qui ne participe plus aux législatives et préfèrent les municipalités, et le RCD qui est représenté à l’APN mais qui s’est divisé en quelques années avec l’apparition des dissidents. En outre, il y a le Parti des travailleurs qui joue le jeu de l’opposition et réclame des législatives anticipées alors qu’au niveau de l’APN il souffre du nomadisme des députés.

Par ailleurs, il y a des formations politiques oubliées mais qui ont refait surface en participant aux consultations sur les réformes politiques  menées par la commission Bensalah en juin dernier.

Il faut dire que  la question du blocage des agréments depuis ces dernières années est perçue comme une fermeture du champ démocratique. Dans ce cadre,  le nouveau projet portant sur les partis politiques, validé  le 13 septembre dernier en Conseil des ministres, réaffirme que l’absence de réponse de l’administration «au-delà des délais équivaudrait à un agrément». «De même, tout refus des pouvoirs publics à une étape ou une autre de la constitution d’un parti, ouvre droit à un recours devant le Conseil d’État, dont la décision sera définitive».  Ce texte donne de l’espoir à plusieurs partis politiques pour pouvoir exercer leur activité en toute légitimité.

Par Nacera Chenafi

 

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En situation irrégulière

600 Nigériens expulsés d’Algérie

Plus de 600 Nigériens «en situation irrégulière», dont des femmes et des enfants, ont été expulsés depuis le 28 septembre de l’Algérie voisine, a annoncé l’ONU aujourd’hui. «Une première vague de 232 Nigériens est arrivée le 28 septembre à Arlit (cité minière du nord nigérien) et une seconde vague de 387 autres est arrivée samedi», indique le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) à Niamey. Parmi les refoulés figurent 37 femmes et 59 enfants, selon Ocha.

L’organisation, qui dit «ne pas connaître» les raisons des expulsions, précise qu’elles «visaient les seules personnes en situation irrégulière». Les expulsions de Nigériens d’Algérie sont très rares. Selon des observateurs, cette décision serait largement liée à la crainte d’Alger d’une infiltration sur son sol de combattants jihadistes ou d’anciens mercenaires africains ayant combattu aux côtés des forces du dirigeant libyen déchu, Mouammar Kaddafi. L’Algérie et le Niger ont accru la surveillance de leurs frontières avec la Libye, où le conflit a entraîné une dissémination d’armes dans le Sahel, alors qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) constitue déjà une menace majeure, commettant des rapts, essentiellement d’Occidentaux, et divers trafics. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a acheminé les refoulés de la frontière algérienne vers ses centres d’Arlit, où Médecins sans frontières (MSF) assure leur prise en charge sanitaire. 

AFP

 

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Après le Cnapest, le Snapest, l’Unpef et le Snte

Le CLA pour une grève cyclique à partir du 10 octobre

Cinq organisations syndicales ont retenu la date du 10 octobre comme jour de débrayage dans le secteur de l’éducation. Hier, le Conseil des lycées d’Algérie (Cla) a décidé de rejoindre le mouvement de protestation.

La protestation est retour cette année dans le secteur de l’éducation. À revendications non satisfaites, grèves et perturbations incessantes. Quatre syndicats autonomes ont décidé de paralyser les différents paliers de l’éducation à partir du 10 octobre. Après la récente annonce du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef) ainsi que le Syndicat national de travailleurs de l’éducation (Snte), c’est le Conseil des lycées d’Algérie (Cla) qui a informé hier de sa décision de joindre le mouvement de protestation. Joint hier par téléphone, le secrétaire général du Cla, Idir Achour, expliquera que le mot d’ordre de grève se justifie par les tergiversations du département de Benbouzid vis-à-vis des revendications des travailleurs. «Les revendications sont les mêmes», indique Idir Achour, et d’ajouter qu’«une réunion intersyndicale est prévue pour la fin de cette semaine». D’après le Cla, cet appel au débrayage s’inscrit dans le même cadre de motivation et d’intérêt que celui des années passées. «De commission en commission, l’attente des travailleurs du secteur de l’éducation n’a que trop duré. Le temps n’est plus aux promesses. Seule la mobilisation des travailleurs à la base pourra arracher des revendications trop longtemps ignorées». La liste des doléances du Cla porte par ailleurs sur plusieurs questions, à savoir : un salaire digne qui améliore le pouvoir d’achat par la revalorisation du point indiciaire, l’octroi de nouvelles indemnités qui varient entre 10 000 et 13 000 DA avec effet rétroactif à janvier 2008. La révision du statut particulier est par ailleurs la seconde revendication et concerne, entre autres, la promotion d’un grade à un autre, l’avancement dans les échelons, la classification des corps des ingénieurs, des PTLT, d’adjoints d’éducation… En troisième lieu, le Cla signe et persiste sur la revendication d’une retraite à 100% après 25 ans de service. D’autres doléances figurent également sur la liste, à savoir la décentralisation de la gestion des œuvres sociales en plus de l’amélioration des conditions de scolarisation et la qualité de l’enseignement. Pour cela, le Cla revendique la construction de nouvelles écoles qui mettra fin à la surcharge des classes, ainsi que la création de postes budgétaires qui permettra l’allègement de l’emploi du temps des enseignants. Le Cla envisage d’observer, pour faire aboutir ces revendications, une grève de 3 jours à partir du 10 octobre, renouvelable chaque semaine. Il y a lieu de souligner que cette date a été retenue par quatre syndicats autonomes pour déclencher une grève. L’organisation syndicale de l’éducation est connue pour la perturbation et la paralysie qu’elle provoque à chaque mouvement de grève. Le ministère de l’Education trouvera-t-il le moyen de ne pas faire la sourde oreille encore une fois ? Procédera-t-il à la satisfaction des revendications des travailleurs ? Ces questions se posent depuis des années. Les élèves ainsi que leur parents ne souhaitent certainement pas revivre les grèves des années précédentes.           

Par Yasmine Ayadi

 

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Front social

Louisa Hanoune estime «insuffisantes» les mesures prises

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune, a plaidé hier pour des mesures d’apaisement «immédiates» à même de renforcer le front social. «Il y a une nécessité urgente de renforcer le front social par des mesures d’apaisement immédiates, car c’est ce front même qui est appelé à faire face, si besoin est, aux dangers externes», a-t-elle indiqué dans une conférence de presse à l’issue de la session ordinaire du comité central de son parti. Commentant les résultats de la dernière réunion de la tripartite, Mme Hanoune a estimé que le patronat en a été «le grand bénéficiaire», relevant que l’augmentation du SNMG est certes «salutaire» mais reste «insuffisante» pour l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs. Dans ce sens, elle a rendu hommage à l’UGTA qui a, selon elle, «plaidé en faveur des travailleurs», mais, a-t-elle dit, «le cadre de la tripartite est contraignant». La secrétaire générale du PT qui voit dans les mouvements de contestation un «signe de bonne santé», a appelé toutefois le gouvernement à «ne pas sous-estimer l’impact de ces mouvements dont les répercussions peuvent être néfastes sur la cohésion sociale». Pour Mme Hanoune, «il est inconcevable que les salariés et les retraités s’acquittent convenablement de leur impôt, alors que des entreprises privées bénéficient de toutes les facilités possibles en matière d’exonération d’impôt et de taxes liées à leur activité». Evoquant les réformes politiques, Mme Hanoune a relevé de «nombreuses contradictions» entre les orientations du président de la République et le contenu de certains projets de loi déposés au niveau de l’Assemblée populaire nationale (APN). Elle a cité, notamment, la loi sur les partis dont le contenu de certains articles «est en contradiction flagrante avec les orientations du Conseil des ministres». Mme Hanoune a plus particulièrement dénoncé, à ce propos, ce qu’elle a qualifié «d’ingérence de l’administration dans les affaires internes des partis politiques». Qualifiant ces contradictions d’«énorme gravité», la secrétaire générale du PT a exhorté le chef de l’Etat à «user de ses prérogatives» pour «mettre fin à ce genre de dérive». D’autre part,

Mme Hanoune s’est réjouie des mesures interdisant le «nomadisme politique», tout en dénonçant des «manœuvres» émanant de certains députés pour faire échec à cette disposition. Dans ce sens, elle a insisté sur la nécessité de mettre le mandat législatif à l’abri de toute influence financière, ajoutant qu’«il y a aujourd’hui un conflit d’intérêt avec des députés qui défendent des hommes d’affaires». «Cela constitue un danger pour la République», a-t-elle déclaré. Mme Hanoune a plaidé, à cet égard, pour la dissolution de l’actuelle composante de l’APN et l’élection d’une Assemblée «représentative issue de la volonté du peuple».

Salem M.

 

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Des grèves annoncées à Béjaïa

Le front social dans tous ses états

Le front social est dans  ses états à Béjaïa. En attendant les mouvements de grève annoncés par l’Unpef, le Snapest, le Cnapest, le Snte et le Cla, les choses semblent bouger déjà, les mouvements de protestation se répandent dans tous les secteurs et les populations restent mobilisées pour imposer leurs revendications sociales. Hier, le secteur de l’agriculture était secoué par une grève qui durera quatre jours. Les revendications sont liées aux révisions du statut particulier et du régime indemnitaire et son alignement sur les autres secteurs d’activité, ainsi que le renforcement des effectifs, l’intégration des contractuels, etc. La grève a été déclenchée sous la coupe de la section syndicale du Snapap. Au CEM de Thiharkathine, dans la commune d’Akbou, les choses semblent se corser et le dialogue social entre la direction et la section syndicale est rompu. Les travailleurs et enseignants sont en grève illimitée avec, en prime, la revendication liée au «départ immédiat du directeur de l’établissement». La section syndicale parle de «non-respect des libertés syndicales» par le directeur qui «ne veut pas communiquer» avec les travailleurs. Manque de personnel et moyens pédagogiques étaient également sur la liste des revendications du syndicat. Du côté des citoyens, le siège de l’Algérienne de seaux a été investi hier par des dizaines voire des centaines de citoyens venus d’Ihaddaden Ouada. Les mécontents en voulaient à l’ADE qui a gonflé, selon eux, les factures de consommation d’eau. Le directeur de l’ADE a affirmé sur les ondes de radio Soummam qu’il allait vérifier les compteurs  et les factures et voir ce qui se passe, non sans indiquer que l’ADE ne peut se tromper sur des dizaines ou centaines d’abonnés et que la consommation des foyers est plus importante qu’avant. Par conséquent, le débit est plus important et les plages horaires sont bien aménagées depuis quelques mois, contrairement aux périodes précédentes. Les protestataires qui parlent de «surfacturation de 200%» menacent «d’ester en justice» l’ADE si elle venait à «refuser» de relever à nouveau les compteurs. A Kherrata, le siège de l’APC a été assiégé par les citoyens  du village Bouzerouale. Ils exigent le revêtement du chemin menant vers leur village et le renforcement du réseau AEP et plus d’eau dans les robinets. Au lycée de Soummari de Kherrata, les parents d’élèves sont inquiétés par le phénomène de la violence qui menace la scolarité de leurs enfants qui n’ont pas eu cours depuis jeudi passé, un groupe de délinquants lancent des pierres dans l’établissement. Ils interpellent les pouvoirs publics pour mettre fin à cette situation.     

Hocine Cherfa

 

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Dix décès provoqués par les intempéries

L’hiver s’annonce meurtrier

L’hiver s’annonce meurtrier cette année encore. Au moins dix personnes ont péri ces dernières 48 heures suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues sur plusieurs wilayas du pays.

Le plus lourd bilan a été enregistré dans la wilaya d’El Bayadh où le nombre de personnes décédées s’est élevé à 8, après la découverte des corps inertes de 3 autres personnes, âgées entre 3 et 17 ans, selon la Protection civile. Il s’agit des corps d’un jeune, emporté par les eaux en crue de l’oued El-Mouahidine sur la route menant vers la commune de Roggasa et d’une jeune fille, entraînée par une crue de l’oued El-Deffa vers la sortie nord de la ville d’El-Bayadh. Le corps d’une fillette a été retrouvé, par ailleurs, enseveli sous les décombres d’une habitation du vieux ksar de Boukhouada, au chef-lieu de wilaya. Les corps des trois victimes ont été déposés à la morgue de l’Etablissement public hospitalier Mohamed-Boudiaf à El-Bayadh, a ajouté la Protection civile.  Les secouristes poursuivent leurs recherches pour retrouver deux autres personnes déclarées disparues par leurs proches. 127 familles ont été déclarées sinistrées suite à ces intempéries.

Victimes et dégâts  à Laghouat et Batna

Dans la wilaya de Batna, les pluies diluviennes ont causé la mort d’un homme de 47 ans, emporté par un oued en crue, détruit un pont et inondé de nombreuses habitations dans plusieurs communes. Le corps de la personne décédée, qui circulait à bord d’un camion emporté dans la nuit de samedi à dimanche par les eaux en furie de l’oued Legrine-El Guernini, dans la commune de Azil Abdelkader (ouest de Batna), a été repêché dimanche matin près de la mechta de Ouled Mira par les éléments de la Protection civile. Par ailleurs, le pont enjambant le même cours d’eau, situé sur le chemin communal reliant les communes de Azil Abdelkader et Ouled Amar, a été détruit par la montée des eaux, occasionnant une paralysie totale de la circulation routière sur cet axe.

Ces intempéries ont également affecté la commune de N’gaous où la crue d’un oued a entraîné, sur plusieurs dizaines de mètres, un fourgon aménagé pour le transport de voyageurs qui ont été secourus à temps par les éléments de la Protection civile, a ajouté la même source qui a fait état de deux maisons inondées. Non loin de là, à Ouled Si Slimane, un camion, n’ayant pas résisté malgré son poids, à l’impétuosité d’un oued au lieu-dit «Kariat Lahmam» a subi le même sort, son conducteur n’ayant dû son salut qu’à la rapidité des secours, indique-t-on à la Protection civile, signalant l’inondation de 10 maisons et d’un local commercial à Batna, ainsi que 8 habitations dans la commune de Oued Taga. Une autre victime a été déplorée dans la wilaya de Laghouat. Il s’agit d’un homme de 38 ans, emporté par une crue de l’oued El-Mâadher, dans la commune de Ain-Madhi.

La même source fait également état de l’effondrement d’un pont à l’entrée de  cette collectivité et de la rupture des réseaux électriques et téléphoniques et de l’approvisionnement en eau potable. Une quinzaine de personnes ont été secourues dans cette commune. Les agents de la Protection civile ont aussi effectué plusieurs interventions au niveau des communes de Laghouat et d’Aflou, où de nombreuses habitations ont été affectées par des infiltrations d’eau, notamment dans les quartiers dépourvus d’avaloirs.

L’entassement de la boue, a par ailleurs donné lieu à la perturbation du trafic routier dans ces quartiers. Ces intempéries ont également été à l’origine d’accidents de la circulation, dont un survenu dans la commune de Oued-Morra, sur la RN-23, faisant 6 blessés et un autre sur la route d’El Kheneg, au sud de Laghouat, selon la PC. A M’sila, quelque 300 foyers ont été inondés par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la wilaya et qui ont atteint les 58 mm durant la seule journée de vendredi. Des pluies orageuses localement assez marquées affecteront durant les prochaines 24 heures les wilayas d’El-Oued, d’Ouargla (partie est) et Illizi, indique dimanche un bulletin spécial de l’Office national de la Météorologie (ONM). Pour les wilayas d’El-Oued et la partie est d’Ouargla, la validité des prévisions court jusqu’au lundi à 15 heures, selon la même source, qui précise que les cumuls estimés atteindront ou dépasseront localement 30 mm. La validité des prévisions pour la wilaya d’Illizi court du dimanche à 18 heures au lundi à 21 heures au moins. Les cumuls estimés atteindront ou dépasseront localement 40 mm, a ajouté l’ONM.       

Par Aomar Fekrache

 

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Le DG de la sécurité sociale rassure :

«Il y aura une solution appropriée pour les retraités»

Djawad Bourkayeb, DG de la sécurité sociale au ministère du Travail, a indiqué qu’il y aura de futures revalorisations  ainsi que  des solutions appropriées au profit des  retraités  dont la situation est on ne peut préoccupante.

Le système  des retraites, exonération d’impôt sur le revenu global (IRG)  pour certaines catégories, mutuelles, carte Chiffa, le directeur général de la sécurité  sociale au ministère du Travail , Djawad Bourkayeb, en a fait hier un point sur les ondes de la radio nationale. Revenant sur  les décisions prises lors de la 15e tripartite, et à propos notamment  de  la question liée  à la retraite, M. Bourkayeb  estime qu’il y a eu des décisions importantes. Ces mesures consistent, dit-il, en la revalorisation du SNMG  à 18 000 dinars et  le dossier de la retraite auquel, précise-t-il,  une solution appropriée est envisagée.  «Dans un avenir  proche, il y aura une solution pour les retraités», a-t-il rassuré. À la question de savoir  pourquoi il n’y avait pas d’accord sur l’exonération IRG des salaires de moins  de 40 000 DA, Djawad Bourkayeb  explique : «Pour les retraités, je pense qu’il y a deux mesures importantes en matière d’IRG. Le seuil d’exonération pour les retraités est de 20 000 dinars. C’est-à-dire  tous ceux qui ont moins du seuil ne payent rien en matière d’IRG. Je pense que cela constitue un acquis pour cette catégorie».  Plus  explicite, M. Bourkayeb a  affirmé qu’un  groupe de travail est mis en place à l’issue  de  la dernière tripartite (gouvernement-patronat-UGTA). Ces mesures, en cours d’élaboration, apporteront, soutient-il, une solution  censée améliorer le pouvoir d’achat des retraités algériens. En outre,  le DG de la sécurité sociale explique que  le principe de revalorisation est déjà approuvé, et il  reste à trouver des solutions pour  améliorer  le pouvoir d’achat des retraités. «Le fonds de réserves a été institué il y a quelques années», a-t-il rappelé en soulignant qu’à partir de janvier 2012, le montant des recettes pétrolières qui lui est affecté, passera à 3 %. «L’essentiel est de maintenir notre système de retraite sur des principes de répartition de solidarité», a-t-il noté, en signalant que  les niveaux des réserves financières du fonds de réserves ont atteint les 146 milliards de dinars. Ces niveaux sont appelés à augmenter avec la nouvelle dotation de 3 % pour l’année 2012. Et de renchérir : «Il est connu en milieu des professionnels des systèmes de retraite que les fonds de réserves sont faits  pour sécuriser le système national de retraite à long terme,  en tenant compte du contexte  de transition démographique, de vieillissement de la population et  d’allongement de l’espérance de vie».  Par ailleurs, l’orateur fait savoir que l’Etat  payera globalement plus de 121 milliards de dinars de dépenses de solidarité nationale en faveur des retraités, sans  compter la future revalorisation. En réponse à  une autre  question relative à la mutuelle sociale, Djawad Bourkayeb  a déclaré  qu’une loi est cours de préparation. «Les travailleurs salariés peuvent adhérer à une mutuelle sociale comme système complémentaire pour accorder le complément de remboursement, de prise en charge (les 20 %), que ce soit en prestations en matière de soins ou d’indemnités journalières», a-t-il préconisé.                 

Y. Madi 

 

Selon Ould Abbès

Retrait de l’agrément à 200 distributeurs de médicaments

Au moins 200 distributeurs de médicaments subiront prochainement le retrait de leurs agréments, a annoncé hier, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès. «200 distributeurs de médicaments verront leurs agréments retirés car ils ne travaillent pas», a-t-il précisé en marge de sa rencontre avec le premier groupe de la mission médicale chargée de la couverture sanitaire des futurs hadjis algériens dont le départ vers les lieux saints de l’Islam est prévu pour hier après-midi. «Il n y a pas pénurie de médicaments en Algérie. En vérité, c’est une rupture de distribution», a-t-il expliqué.

R. N.

 

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Le président de la Fédération des géomètres francophones

«Les textes législatifs algériens doivent évoluer»

Après avoir pris la parole lors du 1er congrès national des géomètres experts fonciers organisé hier à l’hôtel Hilton des Pins maritimes d’Alger sous le thème «Le géomètre et les projets de développement», François Mazuyer, président de l’Ordre des géomètres experts de France et président de la Fédération des géomètres francophones a bien voulu répondre aux questions du «Jour d’Algérie».

Le Jour d’Algérie : En prenant part à ce congrès, vous avez pris connaissance des problèmes des géomètres algériens ?

 

François Mazuyer :Les problèmes dans la profession existent toujours même si l’Ordre est plus ancien. L’OGEF algérien on connaît, mais il faut qu’il évolue. C’est d’abord une excellente chose qu’il eut été mis en place. Ensuite et on le voit bien quand on voit l’exemple français ou même marocain que l’ordre algérien a besoin d’évoluer. Les textes législatifs fondamentaux de l’Ordre doivent s’adapter. A travers mes discussions avec le ministre algérien de l’Habitat et de l’Urbanisme qui a soulevé le manque de bureaux de géomètres notamment en campagne. C’est d’ailleurs le même problème en Tunisie. Les confrères s’installent plus facilement en ville qu’en campagne. Or, nous avons une délégation de service public, et on doit couvrir le territoire national. Actuellement en Algérie, les géomètres n’ont pas le droit d’avoir un bureau secondaire en zone rurale alors que cela pourrait être une solution pour parvenir à une répartition géographique qui fait que quel que soit l’endroit du pays, on peut solliciter les services d’un géomètre expert de même compétence.

 

Cette mauvaise répartition ne peut-elle pas être réglée par la formation ?

Effectivement. La formation initiale, la formation continue est fondamentale et doit être de haut niveau. Je crois qu’actuellement il y a en Algérie un peu plus de 500 géomètres experts fonciers, ce qui est totalement insuffisant. Ensuite, il faut absolument que des collaborateurs soient formés parce que les structures algériennes sont relativement petites comparées à celle du Maroc par exemple. Il y aussi une possibilité en formant des collaborateurs, d’avoir des marchés plus importants et une meilleure répartition sur le territoire.

 

Vous avez également soulevé lors de votre intervention «l’insécurité sur le droit de propriété» 

Tout à fait. En discutant avec des confrères algériens concernant l’insécurité juridique sur le droit de propriété, j’ai compris, vous (l’Algérie) avez supprimé  la loi sur la prescription acquisitive. Du coup, on se retrouve avec des gens qui ont des titres de propriété déclaratifs, c’est-à-dire si quelques années après que le titre ait été établi, on trouve un acte de propriété plus ancien, le premier titre de propriété ne vaut plus rien. C’est une insécurité terrible pour laquelle à mon avis il faut réfléchir pour essayer de trouver une solution qui permette que lorsqu’on a un titre officiel de propriété, qu’on soit le véritable propriétaire et qu’on ne soit plus mis dehors.

 

Alger, à l’instar des grandes villes du monde souffre du problème du foncier. N’y a-t-il pas de solution à construire malgré tout dans ces agglomérations franchement saturées ?

Il y a toujours des solutions même si elles ne sont pas toujours parfaites. Le problème du foncier en ville est réel dans la mesure où la ville n’est pas extensible indéfiniment. Parmi ces solutions : construire en hauteur, densifier. Mais pour cela il faut avoir de bons règlements de copropriétés qui permettent à tous les gens de vivre ensemble, même si tous n’ont pas les mêmes intérêts.

 

Comment, en votre qualité de président de la Fédération des géomètres francophones, voyez-vous l’OGEF algérien ?

La Fédération des géomètres francophones regroupe 25 pays du monde, l’Algérie est l’un des premiers pays fondateurs de la Fédération des géomètres francophones à Rabat en 2005.  L’Ordre des géomètres experts fonciers (OGEF) algérien, est un Ordre relativement jeune qui a besoin de se développer et d’être aidé. Et justement notre présence aujourd’hui est notre témoignage de l’aide qu’on peut lui apporter.  

Par Lynda N. Bourebrab

 

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Un millier de tonnes de pomme de terre écoulé

Un système qui marche

Prés d’un millier de tonnes de pomme de terre de saison stocké au titre du Système de régulation des produits à large consommation (Syrpalac) a été écoulé, a ce jour, à Boumerdes, auprès de la direction des services agricoles(DSA). «Un volume global de plus de 26 000 tonnes de pomme de terre saisonnière, stocké par une trentaine d’opérateurs privés, sera progressivement injecté dans les marchés de la wilaya et hors wilaya», a ajouté un responsable de la DSA. Entamée début septembre dernier pour se poursuive jusqu’à fin novembre, cette action de déstockage vise à maintenir le niveau de l’offre et de la demande, et partant, le cours de ce produit vital écoulé, actuellement, entre 23 et 24 DA le kg au niveau des marchés de gros contre 25 à 45 DA sur les étals des marchés de détail, selon ce responsable. «Le  déstockage progressif de la pomme de terre à cette période précise de l’année vise  également à éviter une rareté de ce tubercule sur les marchés, d’autant plus qu’il n’est attendu aucune récolte jusqu’à la fin décembre», a-t-il précisé, ajoutant qu’il s’agit aussi de «prévenir» un pourrissement de la quantité de pomme de terre entreposée dans les aires de stockage depuis juin dernier. La wilaya de Boumerdès a engrangé une production de plus de 50 000 tonnes de pomme de terre de saison en juin dernier, dont plus de la moitié a été stockée, selon la DSA. «Nous avons enregistré une nette amélioration de la production comparativement aux campagnes précédentes, où le rendement à l’hectare était estimé à 300 quintaux contre 320 quintaux cette année», s’est félicitée la même source. Durant la même période, la wilaya avait réalisé également une récolte de près de 5 000 tonnes de semences de pomme de terre sur une surface globale de plus de 150 ha, a-t-on relevé.

Farid D.

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Tunisie

Le «provisoire» s’installe

Plus le temps passe, plus les Tunisiens doivent faire attention aux «provisoires» qui les dirigent. C’est ce qui est en train de se passer. «Mais à quoi joue Béji Caïd Essebsi (BCE) au juste ?» s’interrogent certains. «Il joue avec le feu» disent d’autres. Et il y a de quoi. Au point de se demander à quoi ont servi tous ces morts et tous ces blessés et de douter fortement de cette «révolution», dont on ne voit pas grand-chose. Bien sûr, le Premier ministre provisoire «veut» des «élections libres, crédibles, démocratiques et transparentes», mais il fait comme si elles ne devaient jamais avoir lieu ou qu’elles ne changeront rien au cours des choses. Il suffit de l’observer faire et dire. Pour lui, par exemple, «la Tunisie a adopté un choix stratégique en réaffirmant ses liens privilégiés et son partenariat avec l’Union européenne». On peut s’étonner de cette outrecuidance de décider, par avance, de ce que sera l’orientation du pouvoir qui sortira des urnes, il n’en a cure. L’Europe, aussi, n’en a cure. Mme Catherine Ashton, Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, et vice-présidente de la Commission de l’UE est : «Heureuse de dire que la première réunion du groupe de travail UE/Tunisie a été un franc succès» et qu’elle «sait que les Tunisiens veulent des changements encore plus rapides, en particulier dans leur économie». De quoi rester sans voix devant une telle assurance. On n’a pas fini de trouver une explication à ces certitudes qu’elle en assène d’autres, comme celle de relancer les négociations pour libéraliser le commerce de produits agricoles et de préparer un accord de libre-échange, dont le Conseil de l’Europe définira le mandat. Et on n’est pas au bout de nos surprises. A quelques jours de la fin de son mandat tout provisoire qu’il est, BCE se rend aux Etats-Unis en vue «d’examiner les moyens permettant de renforcer les relations d’amitié et de coopération bilatérales (…) et d’échanger les points de vue sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, dont le dossier libyen». Là, de même, le Potus Barack Obama ne semble pas du tout envisager que des choses vont «changer» lors des élections qui vont se dérouler le mois prochain. Après tout ça, il est presque interdit de dire qu’il n’y a pas eu de révolution en Tunisie, que les insurgés du 14 janvier sont en train de se faire avoir et que l’affaire était déjà pliée avant que Zine El Abidine ne soit mis dans un avion. Mais, il y a au moins deux types d’acteurs qui ne sont pas convaincus que le scénario marchera. Il y a ces investisseurs qui se pressent de ramasser leurs affaires et de rechercher des destinations plus clémentes, et il y a ces chômeurs, ces travailleurs, ces jeunes qui n’ont pas l’air d’accepter ce qui se joue à leur insu. C’est pour cela d’ailleurs qu’il est dit que BCE «joue avec le feu». Chose dont il a une conscience aiguë. Il vient de proroger l’Etat d’urgence et de demander à l’UE de lever «les réserves de la communauté européenne concernant les libertés et les droits de l’homme (qui) n’ont plus de raison d’être après la révolution du 14 janvier».

Badis Guettaf 

 

 

 

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