Points chauds 

Par Fouzia Mahmoudi

Désaveu

Celui qui aura suscité tant d’espoir lors de son élection aura au final eu un mandat assez catastrophique et un bilan peu brillant pour prétendre se faire réélire pour quatre nouvelles années à la tête de la Maison-Blanche. Pourtant, au-delà de la mort de Ben Laden ou des énormes difficultés qu’a eues l’Administration Obama pour boucler le budget de l’Etat, c’est bel et bien la réforme de la Santé, tant voulue et défendue sans relâche par Barack Obama, qui aura le plus marqué le mandat de ce dernier. Obama a fait le tour des Etats américains dans le but de convaincre un maximum de ses compatriotes de l’importance de cette réforme qui offre plus d’aides aux plus démunis. En tout, ce serait près de cinquante millions d’Américains qui bénéficieraient des avantages de cette réforme et qui peuvent avoir ainsi accès à plus de soins médicaux. Une réforme, qui vue de l’étranger, pouvait paraître évidente et même nécessaire mais au contraire entraîner d’énormes critiques aux États-Unis où la politique du chacun pour soi est devenue une devise nationale. Car pour financer cette réforme, une hausse des impôts pour les catégories aisées était indispensable, une hausse qui a créé un raz-de- marée de contestation et qui a facilité l’ascension du mouvement extrémiste et anti-Obama de la Tea Party. Pourtant, il se pourrait aujourd’hui que tous les efforts de Barack Obama pour faire voter cette loi si controversée soient réduits à néant. En effet, la Cour suprême des Etats-Unis, la plus haute instance judiciaire du pays, pourrait annuler la réforme de la Santé. La décision finale ne serait prise qu’en juin prochain mais si cela devait se confirmer ce serait un véritable désastre pour l’Administration actuelle. Un désaveu sans pareil qui plomberait sans le moindre doute la campagne présidentielle qi s’annonce déjà difficile de l’actuel président. Ce dernier a mis tant d’énergie et a largement entamé son crédit présidentiel pour faire passer cette réforme qu’il estimait être une priorité absolue. Toutefois, l’espoir d’Obama réside dans le fait que concernant cette loi, chaque Etat pourra donner un avis favorable, ou pas, ce qui pourrait en cas de majorité des avis favorables influencer positivement la Cour suprême. Néanmoins, si au contraire l’annulation de la réforme venait à être confirmée, ce serait une épreuve des plus difficiles à surmonter pour un Obama déjà sur le fil du rasoir.

F. M.

Monde

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Libye

L’OTAN mettra fin à ses opérations dès la semaine prochaine

 

 03/10/11

 

Libye

L’OTAN mettra fin à ses opérations dès la semaine prochaine

Le chef du Commandement américain pour l'Afrique (Africom), le général Carter F. Ham, a annoncé que les opérations militaires en Libye sont «pratiquement terminées» et que l'Otan pourrait entamer son retrait dès la semaine prochaine après la réunion des alliés à Bruxelles.

Les responsables militaires américains devraient présenter leur évaluation de la situation aux ministres de l’Alliance atlantique lors de réunions prévues pour la fin de la semaine prochaine, a indiqué le général Ham à Associated Press. Selon lui, «l’Otan pourrait alors décider de mettre fin à sa mission en Libye, bien que Mouammar Kaddafi se trouve toujours en fuite et que ses forces continuent de résister dans des fiefs tels que Syrte et Bani Walid». Sur ce point, il a considéré que «le fait que le colonel Kaddafi soit toujours en fuite concerne davantage les Libyens que quiconque». La semaine dernière, l’organe de décision de l’Otan, le Conseil de l’Atlantique Nord, a prolongé la mission de 90 jours mais des responsables ont déclaré que cette décision serait réexaminée périodiquement. Le général Ham a estimé que le Conseil national de transition (CNT) libyen et ses forces devaient être parvenus à «un contrôle raisonnable» des zones de population avant la fin de la mission de l’Otan.  Selon ses propos, une partie de la surveillance militaire serait maintenue dans un premier temps :  «Nous ne voulons pas passer, en une nuit, de ce qu’il y a maintenant à rien», ajoutant qu’«il y a aura des missions qui devront être maintenues pendant un certain temps, ne serait-ce que pour donner des assurances au gouvernement intérimaire (libyen) sur des points comme la sécurité des frontières,  et ce, jusqu’à ce qu’il soit apte à faire tout cela lui-même». Il a également fait savoir que des instruments de renseignement et de surveillance américains, comme les drones, les avions téléguidés, resteront probablement dans la région, notamment pour surveiller les caches d’armes et prévenir la prolifération d’armes libyennes dans les pays voisins. En revanche, les frappes aériennes qui ont commencé le 19 mars cesseront probablement, selon le général Ham, sauf  si le gouvernement de transition libyen ne demande spécifiquement leur poursuite. Par ailleurs, il a estimé ne pas prévoir un rôle majeur des Etats-Unis pour la formation ou toute autre assistance militaire en Libye car, a-t-il poursuivi, «les autres pays arabes sont mieux placés pour cela». Il a cependant ajouté que les Etats-Unis pourraient apporter leur aide dans le rétablissement de la garde-côte et le domaine maritime de la Libye.

Le Croissant-Rouge qualifie de «désespérée» la situation à Syrte

La situation des assiégés de Syrte est  «désespérée», a déploré un représentant du Comité international de la Croix-Rouge (Cicr), Hichem Khadhraoui, après avoir visité cette ville méditérranéene de 70 000 habitants, située à l’est de Tripoli. Les assiégés meurent parce qu’ils manquent des soins médicaux de base, l’hôpital est privé d’eau car son réservoir a été touché, a déploré M. Khadhraoui. Selon le personnel de l’hôpital Ibn Sima de la ville, «les gens meurent à cause du manque d’oxygène et de carburant pour le générateur», a encore déclaré M. Khadhraoui. Cette source a également fait savoir que des blessés et malades ne pouvaient rejoindre l’hôpital en raison des bombardements des forces de l’Otan. Selon le Croissant-Rouge à Benghazi (est), jusqu’à mercredi plus de 25 000 personnes avaient fui Bani Walid et plus de 18 000 autres Syrte. Après deux semaines d’offensive, les forces du Conseil national  de transition libyen (CNT) peinent à pénétrer dans les bastions toujours sous contrôle des forces loyales au colonel Maammar Kaddafi à Syrte où les civils étaient pris samedi au piège des combats entre les deux parties. Les forces de l’opposition armée, qui tentent de prendre le contrôle total de la ville, sont confrontées à la résistance farouche des forces loyalistes, qui les empêchent de prendre pied dans cette ville côtière située à 360 km à l’est de Tripoli. Le CNT libyen, organe politique des rebelles libyens, a été créé le 27 février à Benghazi (est de la Libye), quelques jours après le début du conflit armé avec les forces loyalistes. Il contrôle dé-sormais la majeure partie du pays.

Par Farid D.

 

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