Hommage à Mahmoudi

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03/03/10

 

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Farid Chekroun


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(10-12-07)

 

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Un manager ambitieux et passionné

(26-11-07)

 

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«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

(19-11-07)

 

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(03-12-07)

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C’est la pagaille !

 

Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

Le rush vers la Tunisie a commencé

 

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En moins d'une décennie

850 enfants kidnappés

Les enfants touchés par ce phénomène sont souvent des nouveau-nés, qui représentent une moyenne de 55%, puis les écoliers en seconde position avec 25%, enfin les enfants âgés entre 12 et 15 ans avec 20%. Les kidnappeurs sont souvent de jeunes personnes qui activent dans des associations criminelles.

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Les Titres A La Une

 

Vol de bébés dans les cliniques de néonatologie

Un phénomène qui prend de l’ampleur

 

Benbouzid réagit à la poursuite de la grève

Action en justice et ponctions sur salaires 

 

Retard dans la réception des logements AADL

Les explications de Noureddine Moussa

 

Suite à la distribution insuffisante de la poudre

Le lait en sachet se fait rare

 

Algérie-Serbie en amical ce soir à 19h15

Les Verts préparent le Mondial, dès maintenant

 

 Divers

 

Terrorisme

Attaque au heb heb contre un commissariat

La riposte des forces de sécurité a fait fuir les auteurs de l’attaque embusqués dans une forêt surplombant la BMPJ.

Une attaque terroriste à l’aide de heb heb a été perpétrée hier par un groupe armé à Tigzirt au nord de la wilaya de Tizi Ouzou. En effet, peu après 07 heures du matin une roquette artisanale a atterri dans l’enceinte de la brigade mobile de la police judiciaire se trouvant sur les hauteurs de la ville de Tigzirt à proximité du CFPA. Mais la riposte des forces de sécurité a fait fuir les auteurs de l’attaque embusqués dans une forêt surplombant la BMPJ. On déplore un civil  et un militaire blessés mais sans gravité. Selon des sources concordantes, le groupe terroriste serait composé d’au moins quatre individus qui ont réussi à prendre la fuite profitant du mouvement de panique et surtout de la vigilance des forces de sécurité qui redoutaient le scénario d’un guet-apens. Ainsi, de nouveau, la région de Tigzirt est secouée par un acte terroriste après une période d’accalmie qui a suivi l’attaque à la bombe dont une patrouille de la gendarmerie a été victime l’été dernier au niveau de la plage de Tasselast. Selon des sources au fait des questions sécuritaires, le recours des terroristes à la méthode des attaques à la roquette artisanle démontre si besoin est la réduction de leur  capacité de nuisance  grâce à la traque des forces de sécurité  soutenue ces derniers mois, d’où la recherche des actes à effet médiatique  par des irréductibles de l’ex-GSPC.             

Par Hamid M.

 

Crise du Nord Mali

L'Algérie a suspendu sa médiation

Comme nous l’annoncions dans notre édition d’hier, l’Algérie a suspendu sa médiation dans la crise du Nord Mali. L’Algérie a décidé de suspendre sa médiation dans la crise du Nord Mali par mesure de représailles à la libération, par le Mali, de quatre islamistes, dont un Algérien recherché pour terrorisme, a appris APA, lundi à Bamako de sources bien informées. Le retrait algérien se concrétise, depuis mardi, par le départ des Algériens du Comité de suivi de l’Accord d’Alger, mis en place à Kidal (nord-est du Mali) pour faciliter le dialogue entre le gouvernement malien et la rébellion touarègue, a ajouté les mêmes sources. Une vague de froid souffle sur les relations algéro-maliennes depuis que les autorités maliennes ont accédé à une exigence de la branche maghrébine d’Al Qaïda (AQMI) en libérant quatre islamistes pour sauver la vie de l’otage français Pierre Camatte. Jugeant cette décision «d’inamicale» et contraire à la Convention bilatérale de coopération judiciaire et d’extradition en vigueur entre les deux pays, Alger a rappelé le 23 février dernier son ambassadeur à Bamako pour «consultation». L’on s’attendait, depuis à Bamako, à des mesures de rétorsion et à une détérioration des relations d’amitié entre les deux pays. Pays facilitateur entre le gouvernement central de Bamako et la rébellion touarègue, l’Algérie avait contribué à la signature d’un «Pacte national» en 1992, au Mali, avant d’apporter son parrainage à la conclusion de nouveaux accords, signés le 4 juillet 2006 sous le nom d’«Accord d’Alger». Pour le suivi de ce dernier accord, un comité de 9 membres, comprenant trois représentants du gouvernement malien et autant de représentants de la rébellion touarègue et du facilitateur algérien, avait été mis en place le 11 août 2006 à Kidal. Le colonel Ouadahi Achour, le commandant Zemali El Hadj et l’adjudant chef Sakhi Youcef avaient été désignés par le facilitateur algérien pour le représenter. En 2008, l’Algérie avait argué du «non-respect» de l’ensemble de ses engagements par le gouvernement malien pour suspendre, pour la première fois sa médiation dans la crise du Nord Mali, avant de la reprendre à la suite d’intenses échanges diplomatiques.

 

Affaire d'argent

Peine capitale pour homicide volontaire

Le tribunal criminel près la cour de Tizi-Ouzou, statuant par contumace lundi dans une affaire d’homicide volontaire, a prononcé la peine capitale à l’encontre des accusés DJ. Boukhalfa et M. Ben Khedhra. Selon l’arrêt de renvoi, la victime, S. Amar, commerçant d’équipements informatiques, a été assassinée avec une arme à feu le 4 août 2004 à l’entrée nord de la ville d’Azazga. Les deux assassins, deux repris de justice notoires en cavale actuellement, ont eu maille à partir avec la victime au sujet d’une affaire d’argent, survenue en France où le défunt gérait un débit de boissons. Le soir du meurtre, les deux coupables avaient invité la victime à «prendre un coup» avec eux dans un bar de la ville d’Azazga, chose que ce dernier accepta volontiers, sans se douter que ces deux individus allaient lui dresser un guet-apens au niveau du pont du Sebaou. Une fois sur les lieux, ils l’ont intercepté, en compagnie d’un ami, qu’ils rouèrent de coups, avant de tirer sur la victime qui rendit l’âme sur place, a précisé la même source. Le tribunal a acquitté deux mis en cause dans la même affaire, A. Ben H’lal et H. Karim, faute de confirmation des charges.

 

La question du jour

Accumulation de désaccords

Que les relations entre l’Algérie et la France ne soient pas au beau fixe, cela est l’évidence même. Peut-être qu’il n’y a pas de meilleur signe que les diplomaties des deux pays sont en froid, pour ne pas dire plus, que cette invitation faite à des journalistes francophones algériens, à qui on a fait faire, à un train d’enfer, une visite guidée dans Paris et Marseille, avec pour principale étape le passage au Quai d’Orsay où un fonctionnaire s’est chargé, sans rien leur apprendre d’ailleurs qu’ils ne sachent déjà, de leur détailler les sujets de désaccords existant actuellement entre les deux pays.

 J’entends certains dire : oui, mais, est-ce la première fois que Paris  et Alger, pour parler le langage des dépêches, se trouvent au bord  de la rupture, sans que celle-ci advienne pourtant ? C’est une tradition chez eux. Les intérêts qui les lient sont tels qu’ils sont obligés de trouver sinon des solutions durables ou définitives à leurs différends, du moins un modus vivendi acceptable pour les deux, ne serait-ce que pour expédier les multiples affaires courantes qu’ils ont en commun.

 Cette remarque est sans doute vraie. Néanmoins, si ceux qui la soulèvent veulent dire que le climat actuel entre les deux pays n’a tout compte fait rien de vraiment exceptionnel, et que de toute façon il finira par s’améliorer,  ainsi que les choses se sont toujours passées, alors ils se trompent. Car cette fois-ci, à la différence du passé, ce n’est pas un désaccord qui est venu gâter les relations entre les deux pays, mais une accumulation de désaccords, pas tous certes du même ordre ni de la même gravité, ni non plus de la même durée. Certains sont plus anciens que d’autres. Quelque chose cependant a fait qu’ils se sont  agglutinés tous pour former une seule volumineuse tumeur. C’est elle que le fonctionnaire du Quai d’Orsay s’est appliqué à décomposer en ses éléments devant des journalistes triés sur le volet, dont il était attendu qu’ils servent d’intermédiaires entre la France officielle et l’opinion publique algérienne, vu que les deux diplomaties avaient pour ainsi dire cessé de se parler, comme le montre bien cette visite de Bernard Kouchner qui n’en finit pas d’être reportée.

 Ce n’est pas d’hier que les Français et les Algériens sont en désaccord sur la question du Sahara occidental. Mais, par contre, c’est tout récemment que la France a placé l’Algérie sur la liste des pays représentant un risque terroriste majeur, dont les ressortissants en conséquence doivent faire l’objet d’un contrôle spécifique dans les aéroports français. Par ailleurs, les dissentiments des deux pays sur la période coloniale sont vieux de quelques années, mais pas aussi vieux que leur différend sur le Sahara occidental. La «guerre des mémoires» comme l’appellent certains historiens français avec un évident plaisir, rien n’étant aussi vendeur qu’une guerre se faisant, c’est seulement ces dernières années qu’elle a éclaté. Auparavant, les deux pays étaient d’accord pour que chacun en pense ce qu’il veut. C’est depuis qu’il est question d’un traité d’amitié entre eux qu’ils se sont aperçus que la période historique en question n’a pas laissé la même impression générale de part et d’autre de la Méditerranée. Si bien qu’on peut dire que s’ils n’ont pas nourri l’ambition de se faire plus amis qu’ils ne le sont en réalité, le lourd climat qui pèse sur leur relation serait aujourd’hui allégé d’un important contentieux. L’Algérie n’aurait pas demandé des excuses et la France, en guise de réponse,  n’aurait pas fait voter une loi positivant le colonialisme. Et alors les députés algériens n’auraient sûrement pas songé à proposer une loi le criminalisant.

 C’est tout récemment aussi que la France a obtenu la libération d’un ressortissant à elle, Pierre Calmatte, dont du reste qu’il est en réalité un espion, antérieurement détenu en otage au Mali par Al Qaïda au Maghreb, en échange de la libération de quatre  terroristes, dont deux Algériens, demandés par leur pays.

 Faire pression sur un pays pour accepter un échange pareil, contraire à tous les engagements de la communauté internationale en matière de lutte antiterroriste, il n’y a que la France pour le faire et qu’une ancienne colonie française pour obtempérer. Mais  ne pas se contenter du résultat, mais faire une visite-éclair au Mali, lors d’un voyage en Afrique, pour féliciter le président du pays, ça, il faut le reconnaître, il ne suffit pas d’être un président français pour le faire, il faut aussi être Nicolas Sarkozy.

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

Nadjib Stambouli

Les monstres sont parmi nous

De temps à autre, un chiffre effarant s’extirpe du cocon douillet de l’anonymat et vient se jeter violemment à la face de l’opinion publique et, en passant, sur celle des responsables. Les forces de l’ordre, police et gendarmerie, gâtent en réalité le monde de la presse en termes de bilans chiffrés sur la criminalité mais parfois, sur le rétroviseur, certains taux ou chiffres revêtent une teneur très inquiétante, avec le recul. Il en est ainsi du nombre de rapts d’enfants, notamment celui des nouveau-nés. Pour une société qui a vécu dans sa chair les affres du terrorisme, toutes les autres calamités criminelles pourraient sembler relativement acceptables. Mais l’enlèvement d’enfants, surtout en bas âge, passait pour appartenir à d’autres «cultures délinquantes», notamment occidentales, comme si les sociétés arabo-musulmanes étaient naturellement immunisées contre de telles dérives. Or, il s’avère, à la palpation de la sinistre réalité, que non seulement ce fléau de rapt d’enfants algériens  par des monstres algériens, existe chez nous, mais encore qu’il prend de l’ampleur. Ces mêmes sociétés occidentales qu’on taxe de permissives sur ces fléaux comme s’ils étaient inscrits dans leurs gènes, se sont montrées plutôt réactives devant la montée des kidnappings. En France par exemple, la formule de «l’alerte enlèvement», diffusée sur toutes les chaînes juste après un rapt, a permis de réduire de façon très importante, les risques de disparition totale et définitive d’un enfant. Dans les heures qui suivent l’alerte, l’enfant est signalé en compagnie de son ravisseur, puis rapidement retrouvé. Tentons cette expérience, accompagnons-la de sensibilisation des parents pour eux-mêmes et pour qu’ils répercutent la vigilance sur leur progéniture, et on verra les résultats. Avancer, après tout, n’est rien d’autre que de copier et d’adapter ce qu’il y a de bon et qui a été testé ailleurs. Il faut bien fertiliser la mondialisation.    

N.S.

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