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Ouverture de la session parlementaire

L’APN s’implique dans la lutte contre la corruption

Djoudi à propos d’Orascom Télécom

«Djezzy doit payer ses impôts»

Le président du Sénat revient sur «les affaires»

Bensalah parle d’exagération 

Zerhouni affirme :

L’assassin de Ali Tounsi  «est vivant»  

Benbouzid réagit à la poursuite de la grève

Action en justice et ponctions sur salaires

Les adjoints d’éducation demandent à être réhabilités 

En moins d'une décennie

850 enfants kidnappés

Vol de bébés dans les cliniques de néonatologie

Un phénomène qui prend de l’ampleur

Afin d'éviter les pratiques frauduleuses

Les bidonvilles branchés en électricité

Retard dans la réception des logements AADL

Les explications de Noureddine Moussa

Suite à la distribution insuffisante de la poudre

Le lait en sachet se fait rare

Aides pour la création prochaine de 71 unités

Redorer le blason du travail artisanal

 

 03/03/10

Ouverture de la session parlementaire

L’APN s’implique dans la lutte contre la corruption

A travers son discours, le patron de l’APN a salué la décision relative à la création d’un observatoire de lutte contre la corruption en application des directives du chef de l’Etat.

La cérémonie d’ouverture  de la session parlementaire  de printemps a été l’occasion de revenir sur la question de la lutte contre la corruption qui occupe l’actualité dans notre pays, notamment après le scandale de Sonatrach, alors que le Premier ministre Ahmed Ouyahia  a préféré garder le silence. Dans le discours du président de l’Assemblée populaire nationale (APN), lu  par un  vice-président, Abdelaziz Ziari dira que «l’APN tient à l’application des lois adoptées et à offrir les conditions nécessaires pour assurer la transparence et la préservation de  la crédibilité des institutions». Il ajoutera que «l’APN est toujours prête à aider les instances chargées de la  lutte contre la corruption. Vu  les prérogatives stipulées par la Constitution, des commissions parlementaires d’enquête seront mise en place au moment opportun». Dans ce contexte, M. Ziari a défendu le rôle de la chambre basse du Parlement en matière de contrôle, à travers les questions orales et écrites adressées au gouvernement. Toutefois, il a souligné que l’atteinte des objectifs d’une bonne gouvernance demande notamment le renforcement du contrôle parlementaire et son suivi par l’instance législative aux côtés d’autres instances. Par ailleurs, le patron de l’APN a salué, à travers son discours, la décision relative à la création d’un observatoire  de lutte contre la corruption en application des directives du chef de l’Etat portant lutte contre la corruption «afin de mettre un terme à ce phénomène qui touche l’économie nationale».

Renforcement des mécanismes de contrôle

Par ailleurs, le  ministre des Finances, Karim Djoudi, qui a été interrogé sur la lutte contre la corruption en Algérie, dira que «l’Algérie et le gouvernement algérien ont commencé cette lutte depuis des années». Dans ce cadre, il a ajouté qu’il y aura un renforcement des mécanismes de contrôle et de la lutte contre la corruption, avant de conclure : «Le gouvernement algérien va faire son devoir». 

Interrogé sur le nombre de dossiers relatifs aux affaires de corruption traités ou en voie de l’être, le ministre  des Finances dira  que «pour connaître le nombre d’affaires il faut se diriger vers d’autres secteurs», précisant que  la mission de son département est  de contrôler à travers l’Inspection générale des finances (IGF). Les prérogatives de cette dernière ont été élargies au contrôle des dépenses publiques au niveau des entreprises économiques.   Toutefois, l’argentier du pays n’a pas expliqué comment procéder au renforcement des mécanismes de contrôle et de la lutte contre la corruption.

Un renforcement qui intervient après les scandales de corruption qui ont touché deux importants secteurs du pays, l’autoroute Est-Ouest et surtout l’affaire Sonatrach qui a bouleversé l’opinion publique vu le poids de cette entreprise dans l’économie nationale considérée comme «le symbole de la souveraineté nationale».

En tout cas, dans une précédente déclaration, le Premier ministre avait annoncé la création d’un observatoire de lutte contre la corruption attendu pour la fin du mois en cours. Parallèlement, il y aura  la mise en place d’une commission de lutte contre la corruption. Celle-ci sera composée de conseillers juridiques (magistrats) placés au niveau de certains ministères et institutions économiques pour s’assurer que l’octroi de marchés publics se déroule dans le strict respect de la loi, en plus du renforcement de  l’arsenal juridique de lutte contre ce fléau. A rappeler que le ministre de la Justice avait annoncé devant le Parlement que depuis 2006 jusqu’à 2009 plus de 4 000 affaires de corruption ont été traitées par la justice.

Par Nacera Chenafi

 

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Djoudi à propos d’Orascom Télécom

«Djezzy doit payer ses impôts»

Orascom devra payer un montant de 596,6 millions de dollars au titre du redressement fiscal pour les années 2005, 2006 et 2007. Mais jusqu’à présent l’entreprise n’a toujours pas réglé ses factures. Dans ce cadre, le  ministre des Finances, Karim Djoudi, a déclaré hier que le gouvernement algérien ne fait pas de distinction entre les  opérateurs activant en Algérie. Dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie d’ouverture de la session de printemps, il  dira : «On contrôle l’ensemble de tous ceux qui interviennent sur le marché économique national», affirmant  que l’obligation de payer les impôts est une procédure mondiale et  ne se limite pas à l’Algérie. Ainsi, pour l’argentier du pays, «Djezzy est obligé de payer ses impôts».  A rappeler dans ce cadre que le Premier ministre Ahmed Ouyahia a déclaré, à l’issue de la dernière tripartite, que tant qu’Orascom Télécom  ne paye ses impôts, il lui sera impossible de transférer ses dividendes. Avant de souligner que la réglementation fiscale en Algérie s’applique aussi bien aux entreprises nationales qu’étrangères et qu’il n’y pas de raison pour qu’Orascom en soit exemptée, malgré ses protestations.  Selon M. Ouyahia,  le redressement fiscal appliqué à Orascom date de 12 mois. Le gouvernement n’a rien laissé filtrer pour ne pas gêner les affaires du groupe au niveau mondial. C’est l’opérateur qui a formulé le vœu de ne pas rendre publique cette mesure de redressement, selon le Premier ministre. Cependant, cette nouvelle est tombée après  le match Algérie-Egypte. Pour ce qui est de l’inflation, il dira que le gouvernement souhaite la  maintenir entre 3 et 3.5%.

N. C.

 

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Le président du Sénat revient sur «les affaires»

Bensalah parle d’exagération 

Le président du Conseil de la nation est mécontent de la façon avec laquelle les dernières affaires de corruption ont été traitées. «Certains mélangent les choses et donnent à l'Algérie une image obscure» relève-t-il, ajoutant : «A croire ce cliché, on dirait que  tous les cadres sont impliqués dans des affaires de corruption et que le pays a arrêté de fonctionner».

S’exprimant hier lors de son discours d’ouverture de la session d’automne du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah estime que ce qui a été dit manque de «précision», soulignant, toutefois, que toucher aux deniers publics est un acte criminel et la justice est appelée à appliquer la loi. Il affirme que la volonté politique existe au sommet de l’Etat et des instructions ont été données pour faire face à ce fléau, rappelant que la corruption ne touche pas que l’Algérie et qu’elle est présente dans tous les pays du monde. Le président du Sénat parle «d’exploitation de ce phénomène pour porter atteinte à la réputation de tout le pays et semer le doute dans la crédibilité de ses cadres». La majorité des cadres de l’Etat vivent de leurs salaires et travaillent dans le respect de la loi, indique-t-il. Dans ce même discours, il dira que «la façon avec laquelle ont été gérés certains grands projets n’est pas à la hauteur à cause d’erreurs commises par quelques individus ; cela se produit dans tous les pays» souligne l’orateur. Sur un autre plan, Abdelkader Bensalah déclare que le Sénat «a joué son rôle durant les deux derniers mandats contrairement à ce qui se dit concernant son utilité et l’importance de son travail». Il affirme que le Conseil de la nation a «fait beaucoup de choses» depuis sa création.

Cependant, il n’a pas manqué d’interpeller les sénateurs et les ministres quant à la nécessité de prendre part aux travaux. Au sujet des travaux de la session, il expliquera qu’il a été convenu avec le gouvernement et l’APN, de laisser ouvert l’ordre du jour afin de permettre à l’instance exécutive de finaliser la préparation des projets de textes.

Des textes qui porteront, notamment, sur les secteurs de la pêche, des finances, des autorités locales et celui de la justice. Aussi, le Conseil de la nation étudiera d’autres projets de loi à l’image de celui des terres agricoles relevant du domaine de l’Etat et le projet de loi de métier d’avocat.

Par Aomar F.

 

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Zerhouni affirme :

L’assassin de Ali Tounsi  «est vivant»   

Chouieb Oultache, l’assassin de Ali Tounsi, directeur général de la Sûreté nationale, «est vivant», a affirmé hier Nordine Yazide Zerhouni. S’exprimant en marge de l’ouverture de la session d’automne du Conseil de la nation, le ministre de l’Intérieur dira que Oultache est vivant et qu’«il est en train de récupérer». Il a souligné qu’il est «sous la responsabilité du ministère de la Justice». L’assassinat de Ali Tounsi, souligne-t-il, «est un crime sans témoins» qui a eu lieu entre le défunt et l’auteur du crime. La justice «fera son devoir en toute liberté et sérénité et rendra publics les résultats de l’enquête dans le respect de la transparence», a-t-il poursuivi. M. Zerhouni a rappelé, par ailleurs, qu’un intérimaire a été désigné à la place de Ali Tounsi. Concernant le prochain directeur de la DGSN, il dira : «Nous avons un nom à proposer à la Présidence de la République».   

A F.

 

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Benbouzid réagit à la poursuite de la grève

Action en justice et ponctions sur salaires

Le torchon brûle entre le ministre de l’Education nationale et les enseignants. Le mouvement de protestation entamé dans les établissements scolaires, qui boucle aujourd’hui sa première semaine, est loin de toucher à sa fin. Les syndicats décident de reconduire la grève pour une deuxième semaine consécutive. Le secteur se dirige droit vers l’impasse et la crise s’amplifie. La tension augmente chez les enseignants et aucune solution de sortie de crise, susceptible d’écarter le spectre de l’année blanche pour 8 millions d’élèves, n’est proposée jusque-là. Comme à l’accoutumée, la tutelle qui a épuisé ses chances de calmer les enseignants par la décision de revaloriser leurs salaires, passe à une vitesse supérieure et décide de changer son «langage». En effet, le ministre de l’Education nationale a enclenché sa bataille de justice. Selon les syndicalistes, un huissier de justice s’est présenté, avant-hier, au bureau de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef) pour remettre une convocation du tribunal afin de faire comparaître les initiateurs de la grève devant la justice. Bien plus, la tutelle a instruit, hier, toutes les directions de l’éducation du pays pour procéder à la ponction sur salaire des enseignants grévistes. «Toutes les directions de wilayas ont été destinataires d’une instruction de retenue sur salaires des enseignants» a annoncé M.Boudiba, chargé de communication de la Coordination nationale autonome des professeurs de l’enseignement technique et secondaire (Cnapest). Ce syndicaliste se dit scandalisé par la réaction de la tutelle et qualifie le comportement du ministère «de nouvelle provocation». «La décision de poursuivre les enseignants en justice et les ponctions sur salaires ne résoudront pas le problème. Les précédentes grèves ont démontré l’échec de ces mesures pour tranquilliser les enseignants. Seule une réponse favorable à nos revendications est en mesure d’arrêter notre débrayage», a déclaré ce syndicaliste qui a tenu à exprimer ses appréhensions devant la menace de l’année blanche. «Si la tutelle nous accorde nos revendications, nous allons mettre fin à notre débrayage et nous sommes prêts à rattraper le retard et sauver l’année scolaire», ajoute-t-il en soulignant que le Cnapest n’a reçu pour le moment aucune décision de justice. S’agissant de la mobilisation et de l’adhésion des travailleurs du secteur à ce mouvement de grève, M.Boudiba a affirmé que le Cnapest a enregistré un taux de suivi «record». Selon lui, le taux de suivi de la grève a atteint 94% au cinquième jour de la grève. «Ce sont tous les établissements scolaires, primaire, moyen et secondaire, qui ont été paralysés. Cette forte mobilisation dénote que les enseignants ne sont pas satisfaits de la dernière augmentation», indique le porte-parole du Cnapest. «On ne se réjouit pas de ce taux de suivi. On n’est pas du tout heureux. Nous voulons éviter l’année blanche à nos enfants. Mais il semble que la tutelle n’a pas la volonté d’en finir avec ces grèves», poursuit-il. En attendant le dénouement de la crise, l’incertitude s’installe dans les écoles. Les élèves, seules victimes de ce bras de fer, menacent, quant à eux, d’investir la rue pour crier leur désarroi.     

H.L.

 

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Les adjoints d’éducation demandent à être réhabilités 

La coordination des adjoints d’éducation de la wilaya de Béjaïa, affiliée à la SNTE, a réitéré hier ses revendications au cours d’un rassemblement observé dans la matinée devant la direction de l’éducation de la wilaya. Ils étaient plus de 350 adjoints qui se sont donnés rendez-vous pour exprimer leur colère par rapport au statut particulier qui n’a pas pris leurs revendications en charge, à savoir leur classification à une échelle supérieure (10)  par rapport à celle déjà fixée dans le nouveau statut et aussi leur permettre d’évoluer dans leur carrière, notamment vers les postes supérieurs, dont celui de surveillant général. «Les adjoints d’éducation de Béjaïa estiment que leurs revendications n’ont pas été satisfaites». Une délégation a pu s’entretenir avec des responsables de la direction de l’éducation, lesquels ont reçu leur plate-forme de revendications et ils se sont engagés à la transmettre à qui de droit.  Les adjoints d’éducation sont, notons-le, en grève, depuis deux semaines déjà. Toujours en ce qui concerne ce corps, à titre de rappel, la Coordination syndicale des adjoints d’éducation affiliée au Snapap avait demandé à être «réhabilitée dans le corps pédagogique» comme elle avait «rejeté les décisions prises antérieurement avec la tutelle», dans ses précédents mouvements de grève. S’agissant des autres syndicats, le  Cnapest et l’Unpef, ils poursuivaient toujours leur mouvement de grève hier estimant que les récentes augmentations salariales sont «une tromperie» comme nous l’a déclaré Slimane Zenati, porte-parole du Cnapest à Béjaïa il y a quelques jours. Le syndicat était en réunion hier. Des décisions étaient attendues sur le sort du mouvement de grève qui intervient au moment des examens du deuxième trimestre.              

Tarek B. S. 

 

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En moins d'une décennie

850 enfants kidnappés

Les enfants touchés par ce phénomène sont souvent des nouveau-nés qui représentent une moyenne de 55%.

Selon les statistiques des services de sécurité, tous corps confondus, en huit ans près de 850 enfants ont été kidnappés à travers le territoire national. Les enfants touchés par ce phénomène sont souvent des nouveau-nés, qui représentent une moyenne de 55%, puis les écoliers en seconde position avec 25%, enfin les enfants âgés entre 12 et 15 ans avec 20%. Les kidnappeurs sont souvent de jeunes personnes qui activent dans des  associations de malfaiteurs. La Kabylie est l’une des régions la plus affectée par ce phénomène et est classée en première position, selon toujours les dernières statistiques des services de sécurité. Puis viennent d’autres wilayas de l’Est du pays. Cette vaste région, touchée par cette montée inquiétante d’enlèvements, a été le théâtre de plusieurs kidnappings. Ce sont là quelques données très intéressantes révélées par les services de sécurité, lesquelles enquêtent toujours sur plusieurs affaires non encore élucidées. Il y a quelques jours seulement, un nouveau-né a été enlevé à la clinique Belfort, à Alger. Cette nouvelle affaire, qui s’ajoute à des centaines d’autres, à pousser le personnel de cette clinique à durcir le contrôle dans cet hôpital. Les services de sécurité ont ouvert une enquête approfondie afin d’élucider cette énième affaire et arriver à identifier l’auteur ou les auteurs de ce crime. Il y a quatre ans, un nouveau-né a été enlevé à l’hôpital Zmirli, toujours à Alger, par des ravisseurs sans foi ni loi. L’enquête ouverte n’a pas permis de localiser le bébé ni d’identifier les ravisseurs. Le kidnapping à Alger s’est malheureusement développé ces cinq dernières années, un constat révélé par la Gendarmerie nationale et la police. Ces dernières années, les ravisseurs ont développé leurs techniques. Aujourd’hui, ils agissent avec vigilance et selon un plan échafaudé  durant des mois. Ils se sont constitués en réseaux et agissent dans des endroits différents. Il s’agit souvent de petits groupes, dont le nombre ne dépasse par six personnes au maximum et trois au minimum. Leur seul objectif est l’argent. En octobre 2006, à Bouzaréah, un enfant de 8 ans sortant de l’école a été enlevé et retrouvé mort le même jour. Ses ravisseurs l’ont mutilé en lui arrachant les reins, probablement pour un trafic d’organes. Il a été retrouvé le même jour à la forêt de Bouchaoui gisant dans une marre de sang. Cette affaire a semé l’émoi chez la population. Les habitants du quartier Air de France se souviennent encore de cette horrible affaire. A chaque fois qu’on parle d’un enfant kidnappé, les habitants se remémorent cette affaire qu’ils ont déjà vécue de prés. Il y a trois ans, une autre affaire de kidnapping a eu pour théâtre ile quartier populaire de Bordj El Kiffan. Un enfant de six ans, Yacine, a été enlevé à quelques mètres seulement du domicile parental. D’intenses recherches ont été menées à l’époque pour le retrouver. La police, la gendarmerie, les habitants se sont mobilisés pour Yacine. Des affiches portant la photo de Yacine ont été placardées sur les bus, dans les lieux publics, malheureusement ses ravisseurs sont passés à l’acte en le mutilant. Cette énième affaire a soulevé la colère de l’ensemble de la population. Les imams sont passés à l’action en menant une campagne sans précédent contre les personnes qui agissent de la sorte. Les ravisseurs, des gens sans foi, doivent être traqués par la société tout entière. Des sanctions très sévères doivent être prises par la justice dans de telles affaires.

Par Sofiane Abi

 

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Vol de bébés dans les cliniques de néonatologie

Un phénomène qui prend de l’ampleur

Les affaires de kidnapping de nourrissons ne cessent de faire l’actualité. L’une des affaires qui a défrayé la chronique cette semaine est l’affaire du petit Yakoub : un nourrisson qui a été volé au niveau d’une clinique d’Alger. Le père du bébé qui a été kidnappé au début du mois dernier a tout de suite déposé plainte auprès de la police. Aussitôt, les forces de sécurité ont entamé une enquête qui piétine toujours. Cela fait cela presque deux mois que le nouveau-né est porté disparu. Selon les déclarations du père, trois heures seulement après la naissance de son fils une infirmière est venue chez la maman,  lui demandant de le lui remettre pour le vacciner, chose que la maman a fait de manière spontanée. Il s’est avéré par la suite que la personne qui est venue récupérer l’enfant ne travaillait pas dans la clinique. Les parents ne l’ont plus revu. Des affaires de ce genre arrivent souvent ces derniers temps dans un nombre considérable de cliniques à travers tout le territoire national. Une question se pose. Qui est à l’origine de ce phénomène ? Plusieurs hypothèses viennent à l’esprit des observateurs. La première est inhérente à l’exploitation des enfants dans différents créneaux malveillants, peut-être le trafic d’organes ou autres. L’autre hypothèse,  plus horrible et digne des scénarios d’Alfred Hitchcock, la vente des bébés à des laboratoires peu scrupuleux. Toutefois, il y a une autre hypothèse qui est peut être la plus plausible de toutes, c’est celle concernant les membres de ces réseau spécialisés dans le vol des nouveau- nés les vendant à des couples stériles. Ces derniers, vu la législation en vigueur, ont toutes les difficultés du monde à adopter un enfant, en toute légalité. Cela ne pourra jamais avoir lieu sans la complicité de certains éléments à l’intérieur des structures en question.      

Salah Harirèche

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Afin d'éviter les pratiques frauduleuses

Les bidonvilles branchés en électricité

Considérée parmi les régions qui contiennent le plus grand nombre de constructions précaires à travers le territoire national, la banlieue Est de la wilaya d’Alger compte a elle seule 15 sites de chalets et 42 sites de bidonvilles. Ainsi, aux problèmes liés à l’insalubrité et aux conditions de vie les plus rudes, s’ajoute l’exclusion de ces citoyens algériens des réseaux d’électricité, de gaz, d’eau potable et d’assainissement. Cette situation a été évoquée hier par le directeur de distribution d’électricité et de gaz d’El Harrach, Abdelhak Latrèche, au siège de la direction, révélant que ses services ont raccordé depuis 2008 15 bidonvilles sur les 42 que comptent les 13 communes régies par ses services commerciaux et compte en raccorder davantage dans l’avenir. Le conférencier a estimé qu’«au lieu que ces citoyens procèdent par piratage de nos réseaux en mettant ainsi leur vie en danger et les intérêts économiques de la compagnie en péril, nous avons préféré les raccorder officiellement en leur installant, dans la mesure du possible, des compteurs et ce, en attendant que leur situation soit régularisée par les autorités compétentes». Lors de son intervention, le conférencier a fait savoir que sur les 21,89% représentant la perte d’énergie en matière d’électricité, 11% sont causés par le phénomène de la fraude. Parmi les mesures de lutte contre cette réalité, le responsable de Sonelgaz ne voit pas d’autres issues que celle de régulariser les fraudeurs. A propos du volet financier, Latrèche a révélé que sa direction a enregistré en 2009, un chiffre d’affaires de 6 milliards de dinars et compte investir un montant de 1,44 milliard au cours de l’année 2010, soit une hausse de près de 150% par rapport à l’année précédente. Sur un autre registre, le directeur de distribution de l’énergie au niveau d’El Harrach a déclaré que les créances détenues au niveau des clients et qui datent pour certaines de 3 ans, entrave le bon déroulement des actions de la compagnie. A ce propos,  il a affirmé que les administrations détiennent 52% du total des créances au moment où les abonnés ordinaires (ménages) n’en détiennent que 18%. Quant au coût de l’énergie que «certains trouvent élevé», le conférencier fait un parallèle entre les factures de téléphone pour lesquelles une seule personne dépense quelque 1 000 dinars par mois, au moment où 24% des factures de gaz et d’électricité sont égales ou inférieures à 1 000 DA par trimestre et ce, pour toute la famille. Latrèche ajoute que 55% des abonnés payent entre 1 000 et 5 000 DA alors que 20% déboursent plus de 5 000 dinars. Une situation qui conduit le directeur a rappelé le rôle de tout un chacun de faire dans l’économie de l’énergie qui s’avère profitable aussi bien pour le consommateur, Sonelgaz et l’économie nationale.

Hafid Mesbah

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Retard dans la réception des logements AADL

Les explications de Noureddine Moussa

Le ministre de l’Habitat, Noureddine Moussa, abordant ce sujet hier soir lors de l’émission «Question d’Actu» diffusée sur Canal Algérie, est revenu entre autres sur les raisons du retard dans la réception des projets, annonçant que la remise des clefs aux postulants des programmes AADL se fera avant la fin de l’année en cours.

Outre le problème du foncier, notamment pour la wilaya d’Alger, et la révision des procédures de l’acte de bâtir qui a engendré une nouvelle réglementation décidée par les pouvoirs publics après le séisme de 2003 pour la mise en conformité des constructions, M. Moussa pointera du doigt les entreprises de construction algériennes. Ces dernières, a-t-il indiqué, ont failli à leur tâche par manque de moyens et de savoir- faire, ce qui a nécessité le retrait des marchés et leur affectation à d’autres sociétés, majoritairement étrangères, qui, elles, détiennent justement ce savoir- faire et les compétences dans la construction des grands immeubles. C’est le cas, entre autres, du programme localisé à Aïn Benian qui doit être réceptionné durant ce premier semestre.

Le premier responsable de l’Habitat insistera pour expliquer le retard dénoncé par les postulants. Après le dépôt des dossiers, un long processus consacré à la recherche d’assiettes foncières et aux études de faisabilité et de viabilité de ces constructions doit suivre son cours. «Ce sont là des préliminaires auxquels les citoyens ne pensent pas, mais qui ont leur importance et demandent énormément de temps», dira le ministre.  Concernant le programme Cnep Immo, M. Moussa rappellera que 65 000 logements ont été transférés vers l’agence Cnep Immo vu que cette dernière détient les ressources financières nécessaires à leur réalisation. Là aussi, indiquera le ministre, s’est posé le problème du foncier. Dans ce contexte, il relèvera le déséquilibre entre l’offre et la demande en ce sens où pour 25 400 logements, 183 000 demandes ont été enregistrées. Pour le différentiel, les citoyens, selon Moussa, ont eu recours à d’autres formules essentiellement celle du LSP.

Le logement rural, un élément stabilisateur des citoyens

Abordant la construction rurale, le premier responsable de l’Habitat affichera sa grande satisfaction quant à la réussite de cette formule, avec 430 000 logements ruraux édifiés dans le cadre du programme précédent. Le prochain consistera en quelque 480 000 unités en réponse aux fortes sollicitations des communes à travers le territoire national pour ce produit. Le ministre soulignera à cet effet que cette formule, à améliorer et valoriser sur le plan qualitatif, en plus d’être un accompagnement pour le développement rural, «est un élément stabilisateur des citoyens de ces régions». Interrogé à propos des crédits à l’immobilier, M. Moussa rappellera la LDF de 2008 qui a consenti une bonification pour les fonctionnaires de l’ordre de 3% équivalent à 1 million DA. Ce taux a été revu par la LDF de 2010 à 1% à la charge de l’acquéreur, le différentiel est pris en charge par le Trésor public. Ceci dit, relèvera le ministre,  le 1 million DA est réparti en deux catégories en fonction des capacités de remboursement et de l’âge du contractant. A cela s’ajoutent les aides indirectes à travers des rabattements sur le montant du foncier dans certaines régions, également soutenu par l’Etat.

Pas de rétroactivité pour les taux de bonification

A ce sujet, M. Moussa affirmera que les textes d’application de ces mesures figurent au niveau du gouvernement et seront applicables à partir du 1er semestre en cours uniquement pour les nouveaux programmes, soulignant à ce propos la non- rétroactivité de ces mesures. Dans le même ordre d’idées, le ministre précisera qu’outre les fonctionnaires, les salariés dans le secteur privé sont également concernés par ces crédits et que les conditions d’éligibilité sont amenées à être améliorées, soulignant que pour les formules non soutenues par l’Etat les demandeurs passeront par le système bancaire.  

La concertation se fera avec tous les professionnels de l’activité 

Par ailleurs, et s’agissant des intervenant dans le secteur de la promotion immobilière, Noureddine Moussa indiquera que la loi sur la promotion immobilière, élaborée dans le seul souci de protéger l’acquéreur,  n’est en ce moment qu’«en phase de projet» et que son élaboration se fera «en concertation avec tous les professionnels» de l’activité avant d’être applicable. Aussi, il précisera que le principal objectif de cette loi est d’organiser la profession de la promotion immobilière et de bien définir la différence entre cette activité et celle d’entrepreneur. En outre, M. Moussa insistera pour départager les fonctions de l’entrepreneur et celles du promoteur. Le ministre dira que

1 281 promoteurs immobiliers, dont 82% privés et 18% publics, et que 31 800 entreprises qualifiés sont actuellement inscrites au niveau du Fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière.  A propos des nouvelles dispositions qui régissent la profession des agences immobilières, le ministre indiquera que 730 demandes d’agrément d’agence selon les nouveaux critères ont été déposées auprès de son département, dont 238 ont recruté des collaborateurs universitaires afin de se conformer à la loi. Le ministre soulignera que «ces promoteurs ont bien compris que ces nouvelles dispositions sont un cadre qui les protège et qui fera émerger la profession».

Alger a bénéficié de 10% du programme total du LSP

Plus 130 000 logements sur le million de logements toutes formules confondues, hormis le rural, ont été au profit de la wilaya d’Alger. M. Moussa considère que c’est énorme, notamment en termes de mobilisation du foncier, indiquant que 22 000 unités sont mises en chantier.               

Par Lynda N.Bourebrab

 

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Suite à la distribution insuffisante de la poudre

Le lait en sachet se fait rare

Après les légumes secs, le sucre et d’autres produits alimentaires de première nécessité, c’est au tour du lait de disparaître depuis quelques jours des épiceries de quelques wilayas.

La distribution du lait a été insuffisante  dans  les localités de  la capitale comme dans d’autres wilayas du Centre depuis quatre jours, en raison de la baisse des quantités de poudre de lait distribuées aux producteurs et transformateurs de lait. L’insuffisance de la poudre de lait a provoqué la réduction des livraisons habituelles dans quelques régions. Au niveau d’Alger,  le lait a été distribué comme d’habitude et au même prix. Un vendeur de produits laitiers aux alentours du marché Clauzel, Alger-Centre, nous a fait savoir que «la pénurie de lait ne concerne pas toutes les communes d’Alger, et que ses distributeurs continuent de l’approvisionner comme d’habitude et avec les mêmes quantités…». Ce qui n’est pas le cas dans plusieurs autres communes d’Alger, à l’exemple de la commune de Belouizdad où les distributeurs n’ont pas approvisionné les commerçants de produits laitiers. «Cela fait trois jours que les distributeurs de lait ne sont pas passés. Ils ont prévenu qu’une pénurie de poudre de lait perturbera le marché durant quelques jours. Ils ont par ailleurs distribué des quantités réduites à certains commerçants de la commune» indique-t-il. Le scénario est le même au niveau de la wilaya de Blida, puisque le lait n’est presque pas disponible. Les habitants avertis d’une pénurie de lait n’ont pas tardé à faire leur stock, comme le raconte  un Blidéen travaillant dans la capitale. «On m’a prévenu d’une pénurie de lait. Avant-hier, j’ai fait le tour de plusieurs épiceries pour me procurer quelques sachets, vu que les commer-çants  n’en vendent pas en grande quantité» souligne-t-il, ajoutant que «malgré le manque enregistré ces derniers jours, le prix du sachet de lait n’a pas augmenté». A Boumerdès, le sachet de lait a été vendu 30 DA vu la baisse de l’offre par rapport à la forte demande. Aucune explication ne nous a été fournie de la part de l’Office national interprofessionnel du lait (Onil), importateur et distributeur de la poudre de lait en Algérie. Les responsables contactés étaient hors champ. Pour quelques producteurs, «cette pénurie ne s’explique que par l’insuffisance des quantités de poudre de lait distribuées ce qui a pour conséquence une diminution de la production». D’autres assurent qu’«il s’agit d’une perturbation qui ne durera que quelques jours». Cela ne tranquillise pas les citoyens. Déjà  inquiétés, beaucoup de citoyens interrogés souhaitent que «cette insuffisance de lait ne soit pas liée à une augmentation du prix du lait». Rappelons que la filière lait en Algérie est toujours tributaire des importations de la poudre de lait, la production nationale en matière de lait frais est encore loin de satisfaire le marché. Ainsi, l’Algérie ne peut contourner l’importation de la poudre de lait sans l’importation suffisante de vaches laitières.        

Yasmine Ayadi

 

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Aides pour la création prochaine de 71 unités

Redorer le blason du travail artisanal

L’une des plus grandes richesses du pays, à côté de la beauté des sites naturels et historiques, est sans conteste l’artisanat, secteur à revaloriser comme indéniable atout touristique.

Il suffit d’une petite aide, financièrement parlant, pour replacer ce créneau porteur sur la rampe de lancement. C’est à l’échelle locale que doivent être encouragées ces initiatives, à l’instar des Aurès.La Chambre régionale de l’artisanat et des métiers (CAM) chapeautant les wilayas d’Oum El Bouaghi et de Khenchela distribuera «fin mars» des équipements à des artisans locaux en vue de la création de 71 petites unités d’artisanat, a indiqué son président, mardi. Les dispositions nécessaires ont été prises pour concrétiser cette action qui profitera également à des femmes au foyer détenant un savoir-faire artisanal, notamment dans les zones rurales, a ajouté Kamel Sayad, précisant que 62 projets seront lancés à Oum El Bouaghi et neuf autres à Khenchela. Cette aide consentie par la CAM, dans le cadre d’une opération de soutien et de promotion de l’activité artisanale, consistant à fournir un équipement d’une valeur de 100 000 DA par projet, vise principalement «la relance de certains créneaux qui font la fierté de la région des Aurès», tels que la confection des bijoux traditionnels, le tissage, la poterie, la sculpture et le travail de cuir. L’artisanat, domaine de prédilection des habitants de la région aurésienne, est «un héritage inestimable qui risque malheureusement de disparaître», d’où la nécessité, a souligné ce responsable, de «renforcer les fondements de cette pratique ancestrale et de préserver de la dénaturation notre patrimoine matériel». En 2006, la wilaya de Oum El Bouaghi avait bénéficié, au titre d’une action analogue, de 45 projets d’unités artisanales, tandis que la wilaya voisine de Khenchela en avait hérité, l’année suivante, de 52, a rappelé le président de la CAM.                        

Par Safia L.

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