Alger

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Aires de stationnement clandestin

1 000 lieux recensés dans la capitale

PASSAGES

A qui appartiennent les passages pour piétons ?

Une curiosité singulière dans la capitale

Des escaliers transformés en latrines

Un passage piétonnier en perpétuels travaux

 

 02/07/09

 

Aires de stationnement clandestin

1 000 lieux recensés dans la capitale

Près de 1000 aires de stationnement clandestin sont recensées dans la capitale, selon une source proche de la wilaya d’Alger, au niveau desquelles plus de 2 200 jeunes travaillent en toute illégalité. 

Ces derniers sont qualifiés de vrais racketteurs contrôlant et guettant le moindre automobiliste à la recherche d’une place de stationnement. Ces jeunes exigent de leurs «victimes» le versement d’une «redevance» en contrepartie de l’utilisation de «leur propriété». Toujours selon la même source, aujourd’hui beaucoup de réseaux se sont tissés autour de cette activité très lucrative d’autant quelle ne demande aucun investissement financier ou matériel. Un commerce qui finalement reste illicite et contre lequel les autorités locales préfèrent agir avec beaucoup de prudence mais avec fermeté. En effet, plusieurs APC ont tenté d’éradiquer ce phénomène de société. Des interventions ont été programmées par les P/APC afin de mettre un terme à cette pratique illicite à travers plusieurs quartiers de la ville d’Alger. Certes, plusieurs aires de stationnement clandestin ont été supprimées dans certains quartiers de la capitale, mais Alger connaît toujours ce problème. Du côté de la wilaya d’Alger, on parle de plus de 700 endroits qui ont été «sauvegardés» pour cette pratique. Aujourd’hui, les responsables de la wilaya d’Alger ont pour objectif de rectifier les erreurs faites durant les années 1990. Une époque durant laquelle plusieurs milliers d’aires de stationnement ont poussé à Alger sans que personne n’intervienne. Cette situation a malheureusement provoqué une importante anarchie dans la gestion des espaces de stationnement dans la capitale. D’autre part, les automobilistes déplorent à chaque fois les «dépassements» des jeunes qui contrôlent ces lieux de stationnement non autorisés. Mais à chaque fois c’est la même chose. Des jeunes assaillent les automobilistes avant même que ces derniers n’aient le temps de poser le pied à terre. Ce comportement est considéré par les automobilistes comme un véritable harcèlement, voire une agression. Certains jeunes sont autorisés par les APC à travailler légalement et vont même jusqu’à remettre des tickets aux personnes qui stationnent dans ces parkings. Ceux qui ne sont pas autorisés arrivent quand même à se procurer un carnet de tickets ne comportant aucun sceau officiel ou cachet, information confirmée par la wilaya d’Alger.

Un parking clandestin en pleine route nationale à Birkhadem

L’anarchie qui continue malheureusement à caractériser les espaces de stationnement à Alger est devenue aujourd’hui très embarrassante pour les autorités locales. Ce phénomène est passé à la vitesse supérieure. Cette fois-ci, un parking clandestin a été installé en pleine route nationale (RN1) à Birkhadem. Il s’agit d’une aire de stationnement clandestin qui peut contenir jusqu’à 100 véhicule, installée juste à proximité du marché communal de Birkhadem. Les habitants de cette commune ont été plus que surpris et accusent l’APC de Birkhadem de n’avoir pas agi face à cette grave situation, qui peut, faut-il le signaler, avoir des répercussions sur la vie des automobilistes y compris les gens qui fréquentent quotidiennement ce marché de fruits et légumes. D’autre part, les jeunes qui contrôlent cette aire de stationnement clandestin (au nombre de six) demandent aux automobilistes de payer la somme de 20 DA, et ce, avant même de laisser leur véhicule, témoignent plusieurs habitants de cette commune.

A El-Harrach, il faut payer 100 DA dans un parking «clandestin»

Le nombre des parkings clandestins (non autorisés par les APC) est de plus en plus important dans les artères de la capitale. La commune d’El-Harrach à elle seule compte plus de cinquante aires de stationnement clandestin. Le plus important parking «illicite» de cette commune a une capacité d’accueil de plus de 500 véhicules. Il s’agit d’un grand parking clandestin qui est situé à proximité du marché de voitures qui se tient tous les vendredis. L’anarchie qui y règne laisse supposer que le contrôle de cette importante aire de stationnement illicite échappe aux autorités locales de la commune. Sur place, les jeunes qui travaillent en toute illégalité et sans aucun badge, demandent à chaque automobiliste la somme de 100 DA pour l’autoriser à stationner. Une somme jugée excessive, selon les automobilistes qui ne payaient que la moitié, soit 50 DA.                                  

Par Sofiane Abi

 

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PASSAGES

A qui appartiennent les passages pour piétons ?

Au fil des années, de nombreux passages pour piétons de la capitale ont été transformés en autant de places marchandes. C’est, par exemple, le cas de celui reliant la place des Martyrs à la rue de Chartres, des escaliers raccordant le boulevard Ben Boulaïd à la rue Asselah Hocine, jouxtant le siège de la wilaya, ou bien encore de celui comprenant plusieurs issues se trouvant en dessous de la place Maurice Audin. Le problème est qu’en plus d’avoir été squattés par des marchands avec l’accord et la bienveillance des pouvoirs publics, alors que certains parmi eux n’avaient pas une vocation commerciale, ces passages, pour éviter certainement des vols, sont chaque fois cadenassés et interdits aux piétons dès la tombée de la nuit et durant toute la journée de vendredi.

Ah. Mahi

 

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Une curiosité singulière dans la capitale

En plus de sa baie, l’une des quatrièmes plus belles dans le monde, de ses grands boulevards donnant sur le front de mer mais également des pittoresques constructions aux façades délabrées, modèles éclatants de l’architecture mauresque de l’antique Casbah, laquelle n’est plus que l’ombre d’elle-même, les invités qui dans quelques jours viendront assister ou prendre part au déroulement du 2e Festival culturel Panafricain auront également l’occasion de découvrir un spectacle des plus insolites. Au fil de leur déplacement à travers les différents quartiers de la capitale, ils ne manqueront très certainement pas de remarquer, avec des yeux ébahis, que certaines chaussées des grandes artères de la ville ont cette particularité d’être plus élevées que les trottoirs qui les bordent. Une originalité que l’on doit aux services des travaux publics et qu’il n’est pas possible de pouvoir rencontrer nulle part ailleurs. C’est d’ailleurs là la raison qui devrait inciter les nationaux à en être fiers d’autant que pour avoir eu l’idée de réaliser une telle prouesse technique il fallait très certainement avoir cogité durant un moment.          

A. M.

 

Des escaliers transformés en latrines  

A quelques dizaines de mètres de part et d’autre du bâtiment de l’Assemblée nationale populaire et du siège de la wilaya situés tous deux sur le boulevard Zighout Youcef, deux rampes d’escaliers partant de cette artère du Front de mer pour déboucher en contrebas sur l’avenue de l’ALN, se sont vus transformées depuis de nombreuses années déjà en autant de lieux d’aisance à ciel ouvert. La première parce que longeant le siège de l’Office national de commercialisation des produits vitivinicoles (ONCV), est quotidiennement nettoyée par des agents de cette entreprise. La seconde par contre, l’est beaucoup moins souvent, ce qui oblige les nombreuses personnes qui l’empruntent bon gré mal gré, à se boucher le nez.

A. M.

 

Un passage piétonnier en perpétuels travaux

Le passage piétonnier reliant le square Port Saïd, en réalité un parc, au Bastion, le lieu où auparavant stationnaient les nombreux taxis desservant les différentes wilayas du pays, ne  cesse, plus de deux années après sa fermeture au public, de faire l’objet de travaux qui traînent en longueur. Consistant au départ à réaménager ces lieux afin notamment d’en intégrer de petits locaux commerciaux destinés à des activités de service, ces travaux, pour la réalisation desquels se sont succédé plusieurs entreprises et qui au départ devaient durer six mois, ont tendance à marquer des arrêts fréquents pouvant durer plusieurs mois pour reprendre à nouveau et ainsi de suite.       

A. M.

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