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A LA UNE
Après
la dérive de son
Premier ministre
Mohammed
VI joue la carte de l’apaisement avec l’Algérie
Contrairement à son Premier ministre Abdelilalh Benkirane qui
a jeté le froid sur les relations entre les deux pays avec ses
déclarations sur le prochain sommet de l'UMA, le roi du Maroc
Mohammed VI a joué la sagesse en évitant de s'attaquer à
l'Algérie comme chaque année lors de son discours à la nation
prononcé à l'occasion de la fête du Trône.
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Fin de ramadhan, fête de l'Aïd, élections locales, révision de la
Constitution
Une rentrée
sociale très chargéeµ
Livres de cuisine, vaisselle, pains, sucreries…
Ces commerces
occasionnels qui prospèrent avec le ramadhan
40 policiers tués dans 2 commissariats
Les combats font
rage à Alep
Trente-trois tentatives avortées par les gendarmes
Pastèques et
melons arrosés avec les eaux usées
Diplomatie numérique
L’Algérie
officielle n’est pas «connectée»
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7e édition du Festival national de la chanson
chaabiE
Aucune participation féminine enregistrée
Trente
et un candidats participeront cette année au concours
national de la chanson chaâbie dans le cadre de la
septième édition du festival national de ce genre
musical organisé du 4 au 10 août prochain au théâtre de
plein air Fadéla-Dziriya de l'Institut national
supérieur de musique.
Les 31
candidats ont été sélectionnés parmi les 203 participant
au premier tour. Cependant, et contrairement à l'édition
précédente, la participation féminine sera absente selon
les organisateurs. Interrogé sur les raisons de cette
absence, le commissaire du festival affirme avoir de
bonnes voix féminines dans le chaâbi depuis sa création,
soulignant que «la femme a donné et donne encore de
belles prestations dans le style chaâbi et n'a qu'à
s'imposer lors de chaque concours».
Cette
édition qui s'annonce festive «se veut une occasion pour
découvrir les jeunes talents dans ce genre musical des
48 wilayas du pays», a déclaré hier le commissaire du
festival, Abdelkader Bendamache, lors d'une conférence
de presse animée à l'Institut national supérieur de
musique. Après six ans d'existence, «le festival
contribue énormément dans la découvertes des jeunes
talents ainsi que dans l'enrichissement de la scène
artistique. On a rencontré des chanteurs et des
musiciens jeunes, ambitieux et capables de laisser leur
empreinte dans l'histoire de la chanson chaâbie. Notre
rôle est de les orienter et leur montrer le bon chemin
de la réussite». Les jeunes candidats seront
accompagnés, chaque soirée, par des artistes
professionnels de la chanson chaâbie afin de créer un
espace de dialogue et d'échange artistique et technique
entre les deux générations. Les soirées débuteront à
partir de vingt-deux heures trente. La soirée
d'ouverture sera marquée par le passage, en fin de
soirée, de hadj Kamel Boudib d'Alger.
Par
Abla Selles
Les travaux d'un échangeur bloqués à Béjaïa
Sonatrach porte plainte contre la DTP
Rien
ne va plus entre la société Sonatrach et la direction
des travaux publics de la wilaya de Béjaïa depuis un
mois. Le projet de réalisation d'un changeur au niveau
des Quatre chemins à Béjaïa est la cause de ce litige
dont les relents dépassent le stade de simple
désaccord. Sonatrach a décidé de poursuivre en justice
la DTP qui a annulé les travaux de réalisation de
l'échangeur lancés depuis un mois. Sonatrach semble
craindre des risques et un danger que pourraient
provoquer les travaux sur le pipe-line qui est réalisé,
faut-il le souligner, en 1958. Celle-ci tente de bloquer
ce grand ouvrage d'art qui se trouve dans le périmètre
où sera réalisé l'échangeur. Un échangeur salutaire pour
la fluidité du trafic automobile dans cette partie de la
ville étranglée au quotidien par le nombre hallucinant
de véhicules qui y transitent. La société Sonatrach a
déposé un recours en justice, au niveau de la chambre
administrative en vue de suspendre les travaux de
réalisation de l'échangeur et annuler carrément le
projet. Un projet que celle-ci «n'a pas contesté»
auparavant puisque «des responsables avaient assisté aux
nombreuses réunions de concertation», dira le wali hier
sur les ondes de radio Soummam. Ce dernier ira plus loin
dans ses propos en disant que «les travaux se
poursuivront et l'échangeur va être réalisé dans
l'intérêt général et pour rattraper les retards de
développement qu'accuse la wilaya». «Je n'ai pas peur
d'aller de l'avant et j'irai défendre ce projet partout
ou déplacer le pipe s'il le faut», ajoute le premier
responsable de la wilaya. Pour lui, «l'étude a été
faite et l'oléoduc est pris en considération donc il n'y
a aucune raison que Sonatrach s'en inquiète». Le wali
affirme aussi avoir saisi les hautes autorités du pays.
«Nous avons adressé des correspondances aux ministères
de l'Energie et des Mines et des Travaux publics et
saisi d'autres parties aussi», dira-t-il. Sous- entendre
par là le Premier ministre et les collectivités
locales, sans doute. Ce projet qui sera réalisé dans le
cadre du quinquennat risque de connaître des retards au
moment où la wilaya a besoin d'une bonne cadence dans
tous les domaines pour se soustraire au
sous-développement dans lequel elle se trouve depuis
des lustres. Et il est anormal de traverser toute la
Soummam, soit moins de 85 km seulement (Tazmalt-Béjaïa)
en trois heures de temps, alors qu'on pouvait faire ce
trajet en 1h30mn auparavant. C'est dire combien la RN 26
est saturée.
Hocine Cherfa
Texenna
Bombe au passage d'une patrouille de gendarmes
Dans
la journée d'hier, dans le hameau de mechta Touadjine,
dans la commune de Texenna, une bombe artisanale a
explosé au passage d'une patrouille de gendarmerie.
Cette lâche action terroriste, dans une zone qui connaît
pourtant un répit sécuritaire depuis quelque temps, a
causé la mort d'un citoyen qui était dans sa voiture à
proximité du lieu de l'explosion. Deux autres passants
ont été blessés par cette bombe. Même si les coups de
boutoir portés par les forces de sécurité aux hordes
terroristes ont grandement entamé leur capacité de
nuisance, la vigilance est toujours de mise partout sur
le territoire national, sachant que pour le citoyen ne
pas baisser la garde n'est pas synonyme de succomber à
la psychose, l'ère de cette dernière étant bel et bien
révolue.
N.M.
La question du jour
Révision constitutionnelle d’abord, changement de
gouvernement ensuite ?
Dans
une dizaine de jours, cela fera trois mois que la
nouvelle Assemblée est installée sans qu’un nouveau
gouvernement ne soit venu remplacer l’ancien. Certains
se montrent particulièrement émus de cette situation,
qu’ils jugent plus qu’anormale, une aberration
politique, mais sans aller toutefois jusqu’à parler en
l’occurrence de violation de la Constitution. C’est
notamment le cas de Hanoune et Djaballah, qui
demandent avec force qu’il y soit mis un terme au plus
vite. Il faut dire que depuis quelque temps, ces deux-là
se marquent de près, comme s’ils s’affrontaient dans une
campagne électorale perpétuelle, sous le regard d’un
même électorat. Cette rivalité incessante est d’autant
plus étrange qu’ils sont à la tête de partis qui en
principe se situent aux antipodes l’un de l’autre sur
l’échiquier politique. C’est ainsi que lorsque l’un
d’eux émet une critique acerbe à l’endroit du pouvoir,
l’autre ne tarde jamais trop soit à la reprendre à son
compte, soit à surenchérir sur elle. Le fait est que
même dans le cas où violation de la Constitution il y a,
celle-ci n’est pas bien grave. Preuve en est que ce
n’est pas toute la classe politique qui se montre
impatiente de voir arriver un nouveau gouvernement.
Les
mêmes que cela excède qu’un nouveau gouvernement n’ait
pas encore été formé, près de trois mois après le délai
normal, ne manquent pas de relever que plusieurs
départements ministériels s’en trouvent sans pilotes,
livrés à eux-mêmes, étant donné la règle
de l’incompatibilité entre la fonction de ministre et
celle de député mise en œuvre récemment. Ils en parlent
comme si c’était là l’aberration dans l’aberration,
l’aberration au carré. On sent pourtant qu’ils se
forcent un peu pour nous convaincre de la gravité du
manquement.
La
réalité c’est que dans le système institutionnel tel
qu’il est encore, mais qu’il s’agit justement de revoir,
en quelque sorte toutes affaires cessantes, les
ministres ne sont que des collaborateurs, à ce titre
corvéables et révocables à merci. Ce n’est pas de
ministres que les ministères relèvent mais du président
de la République, entre les mains de qui est concentré
tout le pouvoir exécutif. Tant que celui-ci exerce ses
fonctions, ce qui est le cas aujourd’hui, il y a
continuité dans la gestion des affaires publiques. Il ne
peut y avoir dans ce système de départements à
l’abandon. Qui plus est, le gouvernement ne procède pas
de l’Assemblée, mais du chef de l’Etat. Que l’Assemblée
soit nouvelle ou ancienne n’y a été élue et installée
n’y change rien. Si aberration il y a, c’est en cela
qu’elle consiste, ce n’est pas dans le fait que le même
gouvernement soit maintenu alors qu’une nouvelle
Assemblée est entrée en fonction.
Il se
trouve qu’une réforme constitutionnelle est programmée
qui pourrait intervenir dès la prochaine session
parlementaire. On voit mal en quoi elle peut porter si
ce n’est sur ce point : faire dépendre le gouvernement
du Parlement, non du président. S’il en est
ainsi, pourquoi installer avant cela un nouveau
gouvernement, qui lui-même serait forcément
intérimaire ? Apparemment, Bouteflika a décidé de ne
changer de gouvernement qu’une seule fois. C’est-à-dire
d’attendre pour ce faire que la réforme
constitutionnelle soit adoptée.
Par
Mohamed Habili
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Edito
Par
Nadjib Stambouli |
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Les partis
du crêpage
de chignon
L’Algérie détient un record dont elle se serait passée
volontiers, celui du nombre de dissidences intra
partisanes déclenchées par mois, pour ne pas dire par
jour. Le FLN, par exemple, s’était à peine remis du
mouvement de redressement précédant les élections, dont
il est au demeurant sorti ragaillardi, que les opposants
à Belkhadem, décidément persévérants dans la science de
l’opposition interne, pour ne pas dire du complot,
exhument la hache de guerre pour s’en aller tailler des
croupières à leur adversaire malgré lui, qui décidément
a bon dos. Toujours dans l’ex-Alliance dissoute, alors
que le RND a vu les meneurs du coup d’Etat contre
Ouyahia réfréner leurs ambitions aussi vite qu’ils les
ont étalées, le MSP, troisième larron de ladite
coalition se voit déchiqueté en attendant d’être
pulvérisé par l’impact et les répliques sismiques de la
fronde menée par Ghoul, le bien nommé, dont la tactique
a été de se révolter en quittant la famille. Quant au
FFS, parti vraiment à part au vu de la place
indétrônable qu’y occupe le vénérable patriarche Aït
Ahmed, un leader que les plus virulents scissionnistes
actuels n’oseraient ne serait-ce que chuchoter la
velléité de le déboulonner d’un siège qu’il fait plus
qu’incarner, ce parti donc connaît une crise sans
précédent. Et bien malin serait qui pronostiquerait une
issue certaine, du moins plausible à cette crise, autre
que celle d’un renforcement
des rangs de Aït Ahmed et de son homme lige, Laskri. En
somme, cette crise aurait des vertus bienfaisantes pour
la santé politique du FFS et ce, sous le sceau de
l’adage «ce qui ne me tue pas me rend plus fort». Hormis
ces partis rangés par la presse sous le surnom saugrenu
et pour le moins usurpé de «grosses cylindrées»,
d’autres formations sont en proie à des problèmes
analogues, mais leur mise en exergue n’est pas un
argument de vente de la même importance, alors direction
l’embargo… Mais avec juste un peu de recul et en faisant
l’effort de s’extirper des rets de l’actualité, on
constate qu’il est quand même anormal que des grands
partis, bien installés dans le paysage politique
national, ne se manifestent plus sur leur champ, le
champ politique, ni par des prises de positions sur «les
problèmes de l’heure», ni par des annonces de
restructurations organiques importantes, ni par des
publications d’analyses novatrices, dignes d’eux, ou
censées l’être. Au lieu de faire parler d’eux en
remplissant cette mission attendue d’eux du citoyen
électeur, les partis ne font plus que faire jaser dans
les chaumières et dans le sérail politique sur des
sujets aussi passionnants et déterminants pour l’avenir
de la nation que leurs chamailleries, querelles de
clochers et crêpages de chignon entre clans de tel ou
tel parti. La vie démocratique au sein de tout parti
n’est certes pas tissée d’échanges d’amabilités et de
formules de politesse entre militants, mais la virulence
redouble de férocité dans ce genre de situation de
crise. Le ton entre anciens compagnons d’un même parti,
généralement pas du menu fretin mais des figures de
proue, devient alors d’une telle agressivité, d’une
telle violence, sur fond de révélations peu amènes, que
l’observateur s’autorise à s’interroger si les auteurs
de tels propos ont bien milité ensemble et partagé les
mêmes espoirs et les mêmes peines de la vie d’un même
parti. Les accusations mutuelles sont si vitriolées et
imprégnées d’une telle gravité que tout le monde est en
droit de se demander pourquoi n’ont-elles pas été
formulées plus tôt et pourquoi attendre l’émergence
d’une crise pour laver le linge sale en public. Si
l’accusateur tardif s’est tu par «discipline partisane»,
c’est qu’il évite de se faire des ennemis dans
l’état-major du parti, donc c’est un opportuniste. Si
c’est par crainte de porter préjudice à l’accusé, c’est
qu’il commet un acte de complicité passive. Dans les
deux cas, c’est indigne d’un militant, dans n’importe
quelle formation politique. Surtout lorsqu’il est dans
le staff dirigeant du parti…
N.S.
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