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01/08/10

 

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A quelques jours du mois de ramadhan

Risque de pénurie de pain

 

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A quelques jours du mois de ramadhan

Risque de pénurie de pain

Les boulangers perdent 7 500 DA pour chaque heure de coupure de courant. A cela, il faut ajouter le manque d'organisation.

Une pénurie de pain est à craindre durant ce mois de ramadhan. Selon le président de l’Union nationale des boulangers Youcef Kalfat, les problèmes que connaissent les professionnels du pain risquent de se répercuter sur la disponibilité de cet aliment indispensable pour les Algériens. Bien que la consommation du pain «normal» baisse de 80% durant le mois sacré, sa présence sur la meida du f’tour demeure néanmoins irremplaçable. Les boulangers imputent ce risque de pénurie à la persistance des problèmes qui durent depuis des mois et dont le règlement tarde à se faire. Il citent notamment, la cherté des produits de première nécessité mais surtout les coupures de courant. Selon M. Kalfat, les boulangers perdent 7 500 DA pour chaque heure de coupure de courant. A cela, il faut ajouter le manque d’organisation. Selon lui, plusieurs boulangers préfèrent baisser rideau durant la période d’été. Faute d’une planification des congés, beaucoup de boulangeries ferment en même temps, ce qui cause un manque de l’offre. Aussi, l’orateur a relevé le non- respect par certains boulangers du prix du pain et le phénomène de la vente de cet aliment d’une manière illégale sur les trottoirs et places publiques. Bref, l’Union nationale des boulangers attire l’attention des autorités publiques sur les problèmes que traverse la profession et demandent un règlement définitif des contraintes exposées. Hormis le pain, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), annonce que ce mois de ramadhan sera caractérisé par une stabilité des prix des produits de large consommation. Le président de l’UGCAA, Salah Souileh, annonce que les commerçants en collaboration avec certaines instances œuvreront à assurer la disponibilité des produits de large consommation à des prix raisonnables. Ainsi, la SGP «Proda» est chargé de mettre 500 000 tonnes de viandes blanches sur le marché, alors que l’Office national de l’alimentation du bétail assurera quelque 4 200 tonnes de poulets congelés et 4 000 tonnes de viande bovine congelée sera importée de l’Inde. Les sociétés en question devraient respecter un cahier des charges les obligeant à appliquer un prix unique, arrêté à 250 DA/kg pour le poulet congelé et 450 DA pour la viande congelée importée de l’Inde. Aussi, 5 000 tonnes de viande rouge fraîche seront importées spécialement en prévision de ce mois sacré. M. Souileh a affirmé que les prix des huiles alimentaires et du sucre enregistreront une baisse de 4 à 6 dinars. Comme il a prévu des offres promotionnelles sur les prix de l’eau minérale. Quant aux fruits et légumes, les prix seront revus à la baisse comparativement aux années précédentes. C’est le cas notamment de la pomme de terre dont l’application du système du «Syrpalac» permettra d’inonder le marché et d’éviter tout risque de spéculation. De son côté, l’Office national interprofessionnel du lait a été chargé de constituer des stocks supplémentaires, en mesure de répondre à la demande durant une durée de trois mois.

Aomar F.

 

L’UGCAA exclut toute hausse des prix des produits de large consommation

Le secrétaire général de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), Salah Souilah a exclu samedi à Alger toute hausse des prix des produits de large consommation durant le mois de ramadhan. «Les prix des fruits et légumes ne connaîtront pas de hausse durant le ramadhan car le mois sacré coïncide avec la saison de récolte de plusieurs fruits et légumes qui permettront de couvrir la demande sur les marchés», a précisé M. Souilah lors d’une conférence de presse. Le SG de l’UGCAA a en outre souligné que le prix du poulet devrait s’établir autour de 200 DA/kg durant le mois de ramadhan contre 300 DA/kg actuellement grâce au stock constitué par des entreprises relevant de la Société de gestion des participations de la production animale (SGP Proda). M. Souilah a imputé la rareté des viandes blanches aux difficultés que rencontrent les éleveurs de volaille, notamment en été. Il a rappelé les mesures prises par l’Etat pour importer près de 5 000 tonnes de viandes rouges congelées qui permettront, a-t-il dit, une stabilisation des prix autour de 450 DA/kg. Concernant les autres produits de consommation, notamment le sucre et l’huile, le SG de l’UGCAA a indiqué que leurs prix connaîtront une baisse durant le mois de ramadhan.                        

R. D.

 

La question du jour

Des statistiques qui gagneraient à être affinées

Si le seul but recherché par le gouvernement  à travers  les nouvelles orientations  économiques était de réduire le coût des importations, tout en faisant l’économie des pénuries susceptibles d’en découler, alors force serait de reconnaître qu’une année d’application n’a pas été vaine.

Admettons, dira-t-on, mais faire baisser le coût dans un domaine donné n’est pas quelque chose de bien difficile, la tâche n’exigeant aucune qualité particulière. Une année après la mise en œuvre du dispositif filtrant, et même refoulant, les importations  sont revenues moins chères. La belle affaire ! Fallait-il donc s’attendre à ce qu’elles renchérissent? Si c’était le cas, oui, il aurait fallu se poser sérieusement des questions  sur le pourquoi du comment. Mais là, avec une politique de restrictions tous azimuts et  se traduisant comme de juste  par une baisse, à confirmer d’ailleurs, il n’y a pas grand-chose à porter au crédit des gouvernants.

La réalité, c’est qu’il y a une année, au moment de la publication de ces mesures, il n’était pas du tout évident que la baisse allait se produire. Beaucoup au contraire étaient convaincus de leur inefficacité, dans l’idée que les importations sont de toute façon  incompressibles, et que sauf à vouloir désorganiser complètement l’économie, ce qui tout de même ne semblait pas être l’objectif de ce gouvernement, aussi irresponsable qu’il puisse paraître par ailleurs, il n’est pas de politique volontariste capable d’infléchir leur progression. D’autres, souvent les mêmes mais revenant à la charge quelque temps plus tard, voyant qu’ils avaient beau tempêter, prédire un retour de manivelle dévastateur,  le gouvernement restait droit dans ses bottes, ont cherché à se consoler en se disant que tout compte fait ce n’est pas à une politique nouvelle qu’ils avaient affaire, à un mode de croissance qui serait en rupture avec celui qui était suivi jusque-là, mais seulement à un réflexe de panique provoqué par la baisse drastique des recettes pétrolières par suite de la crise économique mondiale. Que cette dernière vienne à être surmontée, ce qui de leur point de vue ne saurait tarder, faisant du même coup repartir à la hausse le prix du baril, et ce même gouvernement dont l’acte de bravoure a été la LFC 2009, s’empressera de la récuser.

Cette opinion n’est peut-être pas de nature purement compensatoire. Toujours est-il qu’une année après, le gouvernement n’a rien fait qui puisse la conforter. Tout au contraire, il donne de plus en plus le sentiment que son but n’est pas tant de contracter les importations que  d’empêcher qu’elles ne finissent par se substituer totalement à la production locale tout en dilapidant l’argent du pétrole.

Pour autant, une année de  pratique ne nous dit pas pour chaque baisse quelle mesure a fait quoi.

Un exemple parmi d’autres : l’importation de voitures  a baissé les 6 premiers mois de l’année en cours de près de 18% par rapport à la même période de 2009. Ce n’est pas la seule baisse enregistrée.  Mais à quoi est-elle attribuable: à la suppression du crédit à la consommation, au crédoc, ou à une autre disposition ? Aucune étude n’est encore faite qui nous permette de faire la part de chaque mesure dans l’obtention de chaque baisse. On ne peut même pas dire à l’heure  actuelle que du moins elles y ont toutes été pour quelque chose, même dans des proportions inégales.

Néanmoins, notre ignorance à cet égard n’est pas la même partout. Ainsi, nous savons que le crédoc n’est quasiment pour rien dans le fait que l’importation des médicaments ait  chuté cette année,  que cela est imputable à l’interdiction d’importer des médicaments fabriqués localement.

L’industrie pharmaceutique est d’ailleurs la seule qui soit en train de se substituer aux importations.

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

 Nadjib Stambouli

Ramadhan, l’épouvantail

Il n’est pas un seul mois dans l’année qui suscite autant de craintes, d’angoisses,              d’appréhensions et d’attentes anxiogènes que celui du mois sacré, le bien nommé. Il n’est pas non plus de socle de l’islam qui ait été autant dévoyé de sa vocation originelle, passant d’un sens à son exact contraire, au moins dans le volet du jeûne et de la privation transformés, chemin faisant, en ceux de bombance et de surconsommation. Les craintes redoublent évidemment d’intensité lorsqu’on conjugue cette échéance avec l’été et sa chape caniculaire, le mois d’août faisant office de catalyseur pour rendre encore plus atroce l’épreuve de la soif. Mais, à entendre tous les échos émanant de partout à une dizaine de jours du délai (que fixera en dernière instance la nuit du doute), c’est le marché, plus précisément son versant mercurial, qui détient la palme de l’abcès de fixation et de l’épouvantail le plus effarant. D’où que l’on se retourne, surgit le même sujet de la flambée, et les autorités ont beau déployé des trésors d’inventivité en matière de paroles (et, il faut le reconnaître, de mesures concrètes) de réconfort, elles sont démenties par la réalité et la vérité étalée par les commerçants. D’ailleurs, les prix n’ont pas attendu, pour s’envoler, le verdict de la nuit du doute, et ont déjà pris l’ascenseur, dans la direction haussière, comme de bien entendu. Mais il n’y a pas que ça, fort heureusement, au sens qu’il n’y a pas que des dommages collatéraux  arborés, tels des scalps infâmants, au fronton du ramadhan. Par exemple, il se constate que les postulants au mariage se bousculent au portillon des salles des fêtes, de crainte que l’arrivée du mois le plus important de l’année ne renvoie aux calendes grecques leurs ardents désirs de convoler en justes noces. L’autre perspective réjouissante est celle des veillées, familiales ou entre amis. A celles-ci, il faut ajouter l’horizon des soirées artistiques qui se profilent, pour mieux rompre avec la monotonie nocturne qui prévaut le reste de l’année. A bien regarder, ce sacré mois n’est pas aussi effrayant qu’il n’y paraît et il recèle certains charmes à même de tempérer l’ardeur de sinistrose qui le précède. Et si tout le monde n’est pas très enthousiaste pour souhaiter à ramadhan la bienvenue, les commerçants s’en chargent avec force.

N.S.

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