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Un immigré clandestin trafique les sceaux des
gardeS frontaliers
Contrefaçon avec… des semelles
Une
véritable caverne d’Ali Baba que la demeure de cet
immigré clandestin arrêté récemment à Alger. Il n’est un
secret pour personne que les immigrés clandestins qui
prennent d’assaut le territoire national sont réputés
par leur implication dans différents crimes et délits.
Une affaire de ce genre sera traitée incessamment par le
tribunal pénale Abane-Ramdane de Sidi M’hamed. Une
véritable caverne d’Ali Baba que la demeure de cet
immigré clandestin arrêté récemment à Alger par les
éléments de la division centre de la police judiciaire
et présenté devant le juge d’instruction près le
tribunal de Sidi M’hamed d’Alger. Le mis en cause n’a
pas été interpellé uniquement en raison de sa situation
irrégulière en Algérie, mais surtout pour une affaire
d’autant plus gravissime qu’intrigante et cocasse. Les
éléments de la police judiciaire qui l’ont arrêté suite
à un contrôle d’identité routinier, ont été stupéfaits
par la découverte qu’ils ont faite. Plusieurs cachets
trafiqués appartenant à d’importantes et sensibles
institutions nationales et étrangères ont été saisis sur
le mis en cause d’origine ma-lienne, en situation
irrégulière en Algérie. La question qui se pose est de
savoir comment il a pu passer entre les mailles des
garde-frontières de la Gendarmerie nationale algérienne
et des autorités libyennes. Les choses n’ont pas tardé à
s’éclaircir lorsque les forces de sécurité, qui ont
fouillé le mis en cause, ont découvert le pot aux roses.
Plusieurs cachets d’institutions sécuritaires, dont un
de la Gendarmerie nationale algérienne, des gardes
frontaliers maliens et autres pays africains ont été
découverts. Comment ce jeune immigré clandestin a-t-il
pu trafiquer ces cachets en fabriquant des prototypes
qui ont trompé la vigilance des forces de sécurité de
plusieurs pays africains ? Des documents consulaires
falsifiés du centre frontalier algérien de Bordj Badji
Mokhtar ont été découverts après la perquisition de son
domicile. Il a été aussitôt présenté devant le
procureur de la République du tribunal pénal de Sidi
Mhamed à Alger, pour immigration clandestine et
détention de faux cachets d’institutions sécuritaires
nationales et étrangères. Le procès du mis en cause aura
lieu prochainement au tribunal pénal Abane-Ramdane de
Sidi M’hamed, à Alger.
S.
H.
Souk El-Tennine
Heurts entre citoyens et sportifs
Des
citoyens et des membres du club sportif de la commune de
Souk El Tennine se sont violemment heurtés hier. Les
citoyens, qui voulaient fermer le siège de l’APC pour
une deuxième journée de protestation consécutive, ont
été empêchés par les membres des clubs sportifs locaux
qui attendaient une délibération au sujet de la
subvention de leurs clubs. Les citoyens, qui exigeaient
la satisfaction de leurs revendications portant sur
l’amélioration des conditions de vie dans leurs cités,
sont finalement revenus à la raison. Ils ont quitté le
lieu de rassemblement et annulé leur action, promettant
de revenir à la charge très prochainement. L’Assemblée a
tenu sa session non sans hostilité entre les élus du RCD
et du FLN, d’un côté, et ceux de la majorité à savoir le
FFS, de l’autre. La majorité voulait adopter des points
en relation avec le remboursement de l’agence de
tourisme El-Assimia et l’octroi d’une assiette foncière
à un investisseur local. Les élus du FLN et du RCD ont
exigé la destruction du camp de toile n° 03, qualifié
«d’illicite». C’est un sujet qui empoisonne les
relations entre les élus locaux de cette commune.
H.C.
Administration pénitentiaire
300
participants à un marathon contre le tabac
Quelque 300 coureurs ont participé hier à Bordj
Bou-Arréridj à un semi-marathon organisé à l’occasion de
la Journée mondiale sans tabac par la direction
générale de l’administration pénitentiaire et de la
réinsertion sociale, relevant du ministère de la
Justice. Les concurrents dont 80 femmes, des
fonctionnaires de l’administration pénitentiaire venus
de plusieurs wilayas du pays, auxquels se sont joints
des éléments de la Gendarmerie nationale, de la Sûreté
nationale et de la Protection civile, ont parcouru les
artères de la capitale des Bibans pour rejoindre, après
un crochet par la forêt de Boumergued, la ligne
d’arrivée devant le nouvel établissement pénitentiaire
de la ville. Le procureur général près la cour de
Bordj Bou-Arréridj, Noureddine Meftahi, a souligné qu’à
travers ce semi-marathon le secteur de la Justice a tenu
à «réaffirmer son rôle dans la lutte contre les fléaux
qui touchent la société, dont le tabagisme qui affecte
de plus en plus de jeunes, n’est pas des
moindres».
H.
K.
LA QUESTION DU JOUR
Détente
Il
flotte aujourd’hui sur le pays comme un air de détente.
Les hostilités qui avaient libre cours l’instant
d’avant, dans pratiquement tous les domaines, se sont
apaisées du jour au lendemain, comme par enchantement.
L’heure est à la concertation, à l’échange, à l’écoute,
après avoir été, le «printemps arabe» aidant, à la
protestation, aux grèves de toutes sortes – dont
certaines d’ailleurs se poursuivent, mais dans un état
autant dire végétatif, dans le même temps où, il est
vrai, de nouvelles s’enclenchent dont il est sage de
ne pas préjuger – aux tentatives de marches dans Alger
sur des mots d’ordre politique ou non, à la floraison
de propositions de sortie de crise à l’initiative
d’organisations politiques, de personnalités et
d’universitaires, qui tous pensaient que nous sommes
entrés dans le temps du changement. Et il convient de se
souvenir que la situation n’était guère plus calme
auparavant. Tout au contraire, avant que les conflits
sociaux et les tentatives de marches dans Alger ne se
multiplient avec un risque évident de débordement, il y
avait eu les émeutes de début janvier consécutives à la
hausse des prix de produits de large consommation, huile
et sucre notamment, qui avaient donné lieu à pas mal de
dégâts.
Ainsi
donc, comme l’année 2011, qui s’est déjà presque à
moitié écoulée, commençait fort, qui plus est dans un
contexte régional marqué par l’irruption des masses
arabes sur la scène politique dans plusieurs pays arabes
à la fois, l’idée prévalait naturellement que les mois à
venir ne manqueraient pas d’être très agités y compris
chez nous, et pourraient même déboucher sur un
changement politique majeur comparable à celui survenu
tant en Tunisie qu’en Egypte. Ce ne sont d’ailleurs pas
les tentatives d’embraser la rue algérienne qui ont
manqué, mais qui ont toutes échoué. Si bien que la
véritable question qui se posait, à laquelle beaucoup
ont voulu trouver une réponse, en l’abordant soit
explicitement soit implicitement, c’était de savoir
pourquoi l’Algérie ne suivait pas le mouvement en dépit
de tout ce qui a été fait à cet effet. Pour autant,
personne n’était en mesure de prédire que quelques
semaines plus tard ce serait dans un tout autre climat
qu’on se trouverait.
Depuis
le 12 février, date de sa première tentative de marche,
dont on se souvient qu’elle a attiré une armée de
journalistes étrangers, venus assister au déclenchement
de la révolution dans le pays même où elle était le plus
attendue, la pompeuse Commission nationale pour le
changement et la démocratie a eu plusieurs fois
l’occasion d’apporter la preuve qu’elle plongeait
effectivement ses racines dans le peuple, comme elle le
prétendait, mais sans jamais y réussir, même si Ali
Yahia Abdenour n’a manqué à aucune tentative
hebdomadaire de remplir les rues de la capitale. Ce qui
à tout le moins témoigne de sa pugnacité.
Faut-il s’étonner que beaucoup après cela reviennent à
de meilleurs sentiments ? Une révolution a été promise
qui finalement n’a pas eu lieu. On s’attendait à ce que
Bouteflika dise qu’il écourte son mandat, qu’il cède le
pouvoir, qu’il s’en va. Et puis rien de tel ne s’est
produit. En partie grâce à Saïd Sadi et Ali Yahia
Abdenour, qui en prenant les devants, avec leurs
panaches blancs bien en vue pour être repérables du plus
loin, ont fait que le grand nombre a préféré s’abstenir.
Même l’apparition en guest star de Ali Benhadj n’a pas
racheté la prestation, un bide à ce point éclatant
qu’il ne peut pas ne pas être révélateur d’évolutions
profondes dans la société. Toutefois, il est un
événement qui ne trompe pas quant à la détente
actuelle. Ce sont les résultats de la tripartite, dont
cependant on ignore encore le détail, qui vient de
s’achever. Quand le patronat privé, ou plus exactement
l’un de ses représentants les plus médiatiques, fait
savoir qu’il se félicite de la capacité d’écoute du
Premier ministre, c’est que vraiment l’heure est aux
bons sentiments, à la concertation. Le climat des
affaires, que le gouvernement s’engage à améliorer,
c’est en effet l’un des baromètres les plus fiables de
la situation d’ensemble dans un pays donné.
Par
Mohamed Habili
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