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Transfert de
technologie vers l’Algérie
Les entreprises
françaises peu coopératives
Les partenariats
concernant le transfert de technologie et la formation se comptent
sur les doigts d’une seule main.Des contrats dans différents
domaines de l’investissement et du commerce sont ou seront signés
entre l’Algérie et la France dans le cadre de la coopération
bilatérale. Par contre, les partenariats concernant le transfert de
technologies et la formation se comptent sur les doigts d’une seule
main. Tel est du moins le constat établi hier à l’hôtel Hilton
d’Alger, par des participants à un atelier thématique abordant
justement la question du transfert de technologies devant se faire
par les entreprises françaises installées en Algérie. En réalité,
parmi plus de 450 entreprises françaises présentes sur le marché
algérien, quelques-unes seulement font réellement du transfert de
technologie au profit du partenaire algérien, ont-ils relevé lors
d’un atelier sur le thème «les ressources humaines et le transfert
de technologie», tenu en marge du forum de partenariat
algéro-français.
Le constat établi
par les uns et les autres nous renseigne que certaines entreprises
françaises activant depuis plusieurs années en Algérie dans des
secteurs aussi importants que l’industrie «ne se sont jamais donné
la peine de construire ou de contribuer à la construction d’une
usine pour la fabrication de produits made in Algeria», a souligné
un chef d’une entreprise privée algérienne.
Par Hafid
Mesbah
Haut
Elle s’inscrit dans le cadre de la coopération algéro-française
Une usine de
médicaments sera implantée à Zéralda
L’industrie
pharmaceutique semble intéresser à plus d’un titre le groupe
français de production de médicaments Sanofi-Aventis qui compte
installer, dans un avenir proche, une usine au niveau de la nouvelle
ville de Sidi Abdellah (Zéralda-Alger). Cette annonce a été faite,
hier à Alger, par le directeur de la filiale algérienne du groupe,
Thierry Lefebvre.
En effet, il est
attendu à travers une telle réalisation que les pénuries habituelles
de certains médicaments, notamment ceux destinés à soulager les
malades chroniques, soient réglées définitivement. Mais en plus de
l’apport médical et social de ce futur complexe, il permettra
également de réduire considérablement la facture des importations
qui dépasse actuellement 1,5 milliard de dollars. D’après le
directeur du groupe, le projet constitue une extension de
l’investissement de Sonafi-Aventis en Algérie, lequel atteindra à
terme, la production de 80% des volumes distribués dans le pays et
cela sous différentes formes pharmaceutiques. Quant à l’estimation
financière de ce projet, Thierry Lefebvre, a révélé à l’APS que «cet
investissement est de 6,6 milliards de DA». Et d’ajouter que le
projet a reçu la validation du Conseil national des investissements,
et une convention d’investissement a été signée avec l’Agence
nationale pour le développement de l’investissement Andi en février
2011.
H. M.
Haut
Renault, Volkswagen ou Hyundai ? Le P-Dg de la SNVI rassure :
«Il y a de la
place pour tout le monde»
Depuis que
l’Algérie a décidé de se lancer dans des négociations en vue
d’arriver à l’édification d’une usine d’automobiles sur son sol, les
contacts avec des constructeurs mondialement connus et reconnus
n’ont cessé. De Paris à Berlin, en passant par Séoul, les
responsables algériens chargés du dossier ont pris attache avec de
prestigieuses marques et l’intérêt des firmes contactées est
d’autant plus vif. Cette question de savoir qui finira par remporter
le projet de la future usine qui verra sortir de ses chaînes de
montage la première voiture «made in Algeria» suscite la curiosité
de plus d’un.
A cette question,
le P-Dg de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI),
Mokhtar Chahboub, représentant de la partie algérienne a estimé
qu’«il y a de la place pour tout le monde». Le responsable algérien
rencontré en marge de la cérémonie d’ouverture des travaux du Forum
de partenariat Algérie-France, explique que l’Algérie peut
travailler à la fois avec Renault, Volkswagen et Hyundai et ce, dans
un cadre bien déterminé. «Les négociations sont en cours
parallèlement avec ces trois constructeurs mais il y a aussi les
Chinois et les Iraniens qui s’intéressent à notre marché», a-t-il
révélé.
Concernant la
préparation des PME algériennes à accompagner l’installation de
cette usine et leurs capacités à l’accompagner, Chahboub a estimé
que les pouvoirs publics ont contacté les entreprises
sous-traitantes pour connaître les capacités en vue de les aider à
se conformer aux normes internationales.
H. M.
Haut
Le mouvement En-Nahda à propos des réformes politiques
«La révision de
la Constitution avant tout»
Le mouvement
En-Nahda prône la révision de la Constitution par voie référendaire
comme première étape qui devra précéder toutes réformes, en
préconisant la tenue d’élections législatives anticipées et
transparentes. Le président du mouvement En-Nahda, Fateh Rabiai,
considère que la révision de la Constitution doit se faire avant
tout autre loi, plaidant pour que cette révision soit adoptée par
voie référendaire.
L’invité de
Bensalah soutient que la révision de la Constitution est une
réforme qui précède sur le reste des lois, en procédant à un
référendum permettant ainsi au peuple de dire son mot à propos
de ces réformes en chantier. Insistant sur la prépondérance de la
Constitution sur le reste des lois, Fateh Rabiai a mis l’accent sur
la nécessité de définir la nature du régime de gouvernance.
Le mouvement
En-Nahda recommande, vu le contexte actuel, l’adoption d’un
régime parlementaire. Rabiai qui a indiqué qu’En-Nahda a remis à
l’Instance de consultation sur les réformes politiques un
mémorandum global, contenant l’ensemble de ses propositions.
«Le mouvement est
pour des élections libres et transparentes, sous supervision de la
Justice, afin d’édifier des institutions fortes et crédibles qui
traduisent réellement les attentes et les préoccupations du peuple
dans la stabilité, le développement et le progrès», a affirmé
M.Rabiai, considérant que ces consultations sont une opportunité
précieuse à même de concrétiser ces réformes. D’autre part, le
président du mouvement estime que les ingrédients nécessaires
pour la réussite de ces réformes résident dans une volonté politique
réelle et un front social calme. Le mouvement En-Nahda partage
ainsi les mêmes visions que le Parti des travailleurs (PT), le MSP,
et le mouvement El-Islah qui prônent la tenue d’élctions
législatives anticipées et la révision en profondeur de la loi
fondamentale, à savoir la Constitution, pour mettre en œuvre la
panoplie de réformes proposées lors du Conseil des ministres du 2
mai dernier, présidé par Bouteflika. En-Naha, par sa réflexion sur
la nécessité de réviser la Constitution par voie référendaire,
converge dans les propositions de plusieurs formations politiques
comme le MSP qui considère que la révision de la Constitution est la
mère de toutes les réformes. A contrario, l’ancien Chef du
gouvernement Sid Ahmed Ghozali, peu convaincu des
«retouches» des
lois, a une vision, autre que celle adoptée par les partis
précédemment cités. En bon connaisseur, le candidat aux élections
présidentielles de 1999, considère que le problème n’est pas dans
l’amendement ou l’élaboration d’une nouvelle Constitution, mais
plutôt, dans le respect de ces lois. Au terme de ces consultations
qui se poursuivront jusqu’à la fin du mois de juin, un rapport final
détaillé, reflétant «fidèlement» les avis et les propositions émis
par les participants, sera soumis au président de la République.
Yazid Madi
Haut
La SNTF leur a accordé trois indemnités
Les cheminots
suspendent leur grève
La grève illimitée
initiée par les conducteurs de train a été suspendue au terme d’une
réunion de conciliation tenue dans la soirée d’avant-hier entre la
direction générale de la Société nationale du transport ferroviaire
(SNTF) et la Fédération nationale des cheminots, affiliée à l’UGTA.
Hier, les
mécaniciens ont pris acte des promesses de leur tutelle et repris
normalement leur travail. Les cheminots qui réclamaient une prime de
technicité n’auront observé que deux journées de grève qu’ils ont
déclenchée dimanche dernier. Les dernières négociations ont abouti à
du concret, d’où cette reprise du travail. Le directeur des
ressources humaines de la SNTF, Dakhli Nordine a affirmé, lors d’une
conférence de presse animée hier, que le débrayage a été gelé «grâce
à la compréhension des travailleurs et à l’engagement de la société
à satisfaire les doléances socioprofessionnelles des cheminots».
D’après lui, les revendications soulevées par les travailleurs sont
«légitimes». Néanmoins, le DRH de cette société publique regrette le
fait qu’«aucun préavis de grève n’a été déposé par les grévistes».
«Tout le monde était surpris par cette grève. Les cheminots n’ont
avisé personne. Si cela avait été le cas, les voyageurs auraient
pris leurs précautions, mais malheureusement aucun d’entre nous n’a
entendu parler de cette grève que nous avions subie tout autant que
les usagers du train». Que fait-on pour que ce genre de comportement
ne se reproduise pas à l’avenir ? Dahkli Nordine annonce des
ponctions sur le salaire des travailleurs. Dans ce sens, deux
journées seront retenues sur le salaire des cheminots. Par ailleurs,
le conférencier annonce deux nouvelles indemnités pour les
travailleurs et la revalorisation d’une prime qui existe déjà. Il
s’agit d’une prime de dépannage en ligne, d’une prime de traction
accordée pour les chefs de réserves et l’indemnité de contrôle et de
surveillance qui a été augmentée à 15% du salaire des cheminots.
L’orateur a reconnu que l’impact de la grève «a été trop fort».
«Même le service
minimum n’a pas été assuré, puisque ceux qui devaient l’assurer
étaient en grève. La circulation des trains sur les grandes lignes
(trajets régionaux) a été suspendue également. Des wilayas telles
que Oran, Constantine, Sétif ont rejoint progressivement le
mouvement de grève». Interrogé sur l’impact financier de ce
débrayage, Dakhli Nordine affirme que
«la direction de
la SNTF n’a pas encore évalué les pertes liées à cette paralysie des
trains», se contentant ainsi d’avancer le nombre de voyageurs qui
utilisent chaque jour ce moyen de locomotion. Il s’agit, selon lui,
de 85 000 voyageurs qui prennent chaque jour les trains de la
banlieue algéroise, et de 15 000 tonnes de marchandises transportées
quotidiennement. Le DRH de la SNTF annonce par la même occasion la
création d’un Comité de participation qui regroupe des travailleurs
et la tutelle. Cet organe permet, selon lui, de régler les conflits
sociaux au sein même de l’entreprise et évitera à l’avenir le
recours à des grèves «inopinées». Le directeur des ressources
humaines de l’entreprise estime qu’il est difficile de répondre à
toutes les revendications sociales, vu la situation financière de la
SNTF. S’agissant du prix du ticket, trop cher aux yeux des
voyageurs, le conférencier a indiqué qu’aucune baisse des tarifs
«n’est envisagée», soulignant que le prix actuel du billet «est
fortement soutenu par l’Etat». À noter enfin, que le trafic
ferroviaire est souvent perturbé par des grèves cycliques des
fonctionnaires de la SNTF. Et comme ce transport compte plusieurs
intervenants, il suffit que l’un des corps exerçant dans ce secteur
fasse grève pour que tous les trains restent à quai. Une situation
qui pénalise amplement les voyageurs qui favorisent le déplacement
par train, en raison des bouchons interminables enregistrés sur nos
routes.
Par Hocine
Larab
Haut
Les propositions de Miloud Brahimi
Rôle de
l’armée, peine de mort et libertés religieuses
L’avocat Miloud
Brahimi s’inspire du système turc concernant le rôle que devrait
jouer l’armée dans la vie politique. Il dit avoir proposé à la
commission Bensalah que «l’armée se retire définitivement du champ
politique et qu’elle adopte une attitude de strict neutralité
vis-à-vis des différentes sensibilités». Au cas où un président ou
une majorité élue voulait porter atteinte à l’exercice démocratique
ou aux droits de l’homme, l’armée pourra intervenir à condition
qu’elle n’ait pas la compétence de sa compétence. Autrement, elle ne
décidera pas d’elle-même de son intervention. Maître Miloud Brahimi,
qui s’exprimait à la Radio nationale, suggère de mettre en place
«une institution nationale, composée de personnalités au-dessus de
tout soupçon, chargées de lui demander d’intervenir» en cas de
nécessité. L’orateur s’est interrogé : pourquoi cette proposition a
suscité l’ire de certains démocrates ! Rappelant au passage qu’il
n’est pas le seul à demander à ce que l’armée soit le garant de la
Constitution, Farouk Ksentini, l’ayant plaidé à son tour lors de son
passage à la commission Bensalah. Au sujet des libertés
individuelles, Miloud Brahimi a proposé
«l’amendement de
l’article 2 de la Constitution», et consacré «l’Islam religion
officielle de l’Etat». Il reconnaît avoir fait
«timidement» cette
proposition. Plus explicite, l’orateur dira qu’il faut séparer la
sphère publique et la sphère privée. En matière religieuse,
plaide-t-il, «chacun peut penser comme il veut, puisque cela relève
de la sphère privée». Toute personne a le droit
«de vivre son
islamité, son christianisme ou autres sans l’intervention de l’Etat»
souligne-t-il. L’Etat ne devrait intervenir que lorsqu’il s’agit de
la sphère publique et qu’il respecte les droits des individus, leurs
convictions, aspirations et liberté d’expression. Concernant
l’indépendance de la justice, l’invité de la Radio nationale
souligne que l’on n’arrête pas d’en parler, mais on n’oublie
toujours le principal concerné, à savoir le justiciable. «Il faut
protéger le justiciable» et «mettre à sa disposition une structure
d’écoute» a-t-il recommandé. Au sujet de la dépénalisation de l’acte
de gestion, l’orateur relèvera que «le mal est pire que le remède».
Selon lui, «dépénaliser c’est abroger», ce qui n’a pas été le cas
dans l’avant-projet de loi destiné à l’APN. Concernant la peine de
mort, qui a soulevé un tollé entre antagonistes en 2008 lors de la
polémique née du débat autour de ce sujet, Me Brahimi a plaidé pour
son abolition définitive. Il a rappelé que l’Algérie n’a pas exécuté
cette peine depuis 1993. «Un jour on sera obligé de l’abolir,
surtout si une institution internationale à laquellel nous voudrions
adhérer l’exigerait». Ajoutant, qu’à l’avenir, on ne va pas exécuter
la peine de mort contre des crimes passionnels, puisqu’on ne l’a pas
appliqué pour les crimes contre l’humanité, commis lors de la
décennie noire.
Aomar Fekrache
Haut
Cortège de la délégation ministérielle de Sellal
Un mort et un
enfant blessé par un véhicule
Un enfant a été
grièvement blessé, hier, par une voiture au Figuier à proximité
d’une école primaire. L’accident est survenu au retour de la
délégation ministérielle de Sellal qui s’était rendu à la station de
dessalement de Cap Djinet. Selon des témoins, l’enfant qui sortait
de l’école, a traversé la route nationale 24 sans prêter attention
au cortège de la délégation ministérielle qui revenait de Cap Djinet
à une certaine allure. Le même témoin affirme que l’enfant a été
heurté par un véhicule conduit par une femme venant en sens inverse
pour le projeter sur le flanc gauche arrière d’un véhicule de la
gendarmerie chargé de l’escorte du ministre. La victime qui ne
dépasse pas les 10 printemps a été transportée en ambulance de la
Protection civile à l’unité médico-chirurgicale de Boumerdès avant
d’être transférée à l’hopital Salim-Zmirli d’El Harrach. Selon des
informations émanant de la cellule de communication de la wilaya,
l’enfant est hors de danger. Par ailleurs, un sexagénaire sur les
lieux de l’accident aurait rendu l’âme après un arrêt cardiaque.
Selon des informations, il n’aurait pas résisté au choc et à la
scène ayant trait à cet accident.
A. Kichni
Haut
Forum de partenariat algéro-français
Sous la menace
de l'Accord d'association
Le forum de
partenariat économique entre l’Algérie et la France dépoussière
l’Accord d’association entre l’Algérie et l’UE.
La France étant
membre de cette union dont les lois commerciales obéissent à la
législation européenne, il devient plus qu’évident que pour
négocier avec Paris, Alger doit donc passer par la case Bruxelles.
Ainsi, la rencontre de ces deux derniers jours arrive au moment où
l’Algérie affiche un taux d’importation estimé à 10,75%, soit en
hausse d’un peu moins de 10% par rapport à la même période de
l’année dernière, selon le Centre national de l’informatique et des
statistiques des Douanes (Cnis). Face à des chiffres aussi
florissants pour non seulement l’UE, qui reste le principal
partenaire de l’Algérie avec un volume des importations représentant
à lui seul, toujours durant les quatre premiers mois de l’année en
cours, 51,55% du volume total, mais aussi la France qui est classée
fournisseur numéro un en matière d’importations englobant un volume
d’un peu moins de 16,7%. Le marché peut-être juteux à condition
toutefois que les deux parties (Algérie et UE) aplanissent leurs
divergences, notamment sur le dossier de l’Accord d’association que
nombre d’experts n’hésitent pas à montrer du doigt pour parler du
déséquilibre entre les deux parties. L’Algérie, qui subit cet
Accord, et l’UE qui l’exploite pour son intérêt. Du coup, le
démantèlement tarifaire paraît comme un facteur déclencheur sinon
exacerbant les déséquilibres commerciaux particulièrement pour les
secteurs hors hydrocarbures. Pour un dollar exporté vers l’UE,
l’Algérie importe pour 20 dollars. Ainsi, avec l’excédent commercial
avancé par le Cnis de l’ordre de
4,42 MDS USD du
chemin et des calculs restent à faire, à moins, et chose
logique, de diversifier les partenaires économiques de l’Algérie ou
de revisiter cet Accord d’association.
Par Djaouida
Abbas
Haut
Entretien avec Mustapha Bensahli*
«L’Accord
d’association, un marché de dupes»
Le Jour
d’Algérie : Pourquoi le démantèlement tarifaire abordé depuis plus
de 5 ans peine-t-il à se réaliser ?
Mustapha
Bensahli : Il est vrai que
le démantèlement peine à se réaliser parce l’Accord d’association
qui sert d’ancrage à ce démantèlement, signé en 2002 et entré en
vigueur en septembre 2005, s’avère entaché d’un déséquilibre
notoire, et ce, au profit de l’UE et consécutivement au détriment de
l’Algérie. Or, ce n’est qu’à l’épreuve des faits sur le terrain
qu’il a été pris conscience de cette distorsion.
Pourtant, par
essence et généralement, tout accord entre Etats est censé être
élaboré en équilibre par définition, et ce, dans l’intérêt
réciproque des parties prenantes. Mais ce n’est pas le cas en
l’espèce, puisque l’analyse fait ressortir nettement qu’il est
faussé à plus d’un titre. Ce qui prouve, s’il en était besoin, que
l’Algérie n’a pas été alerte en son temps et ce faisant, la
perspective d’avenir a été perdue de vue au moment des négociations.
Depuis, l’eau a
coulé sous les ponts et le déséquilibre constaté devient plus
évident au fur et à mesure de l’application du démantèlement
tarifaire préconisé. Il remonte visiblement de plus en plus en
surface, compte tenu de ses importantes retombées négatives pour
l’Algérie.
Il est donc temps
de demander légitimement la révision de l’Accord d’association, dans
la mesure où en 2013 une autre gamme très importante de produits va
être concernée désormais par le démantèlement. Il y a donc urgence
de faire reculer au possible le démantèlement jusqu’à ce que
l’Algérie soit en capacité effective d’assurer un certain équilibre
dans les rapports commerciaux avec l’UE.
D’ailleurs,
l’Algérie est en droit de faire cette démarche qui, du reste, n’est
pas exclue dans l’Accord d’association qui prévoit cette
possibilité, sous réserve, bien entendu, d’aviser le partenaire dans
les trois mois.
Ce
démantèlement tarifaire, s’il venait à se concrétiser, aboutirait à
une zone de libre-échange. Quelles retombées pour l’économie, et la
production nationale pourrait-elle concurrencer celle de l’UE ?
Comme il a déjà
été précisé, si l’UE en sort en l’occurrence «gagnante-gagnante» et
en revanche l’Algérie nettement «perdante-perdante», il s’ensuit que
cette situation anormale résulte de l’état de développement de
chaque partenaire au motif qu’il ne se pose pas dans les mêmes
termes.
En effet,
l’Algérie n’a pas les capacités, tout au moins au stade actuel, de
son développement pour se mesurer économiquement à l’UE qui a accuse
une grande avance sur ce plan, et il n’est pas facile de la
rattraper en un temps record.
De plus, la
différence de nature réside dans le fait que c’est l’Algérie qui
finance généralement les importations venant de l’UE, alors qu’au
niveau de celle-ci c’est le privé qui en est concerné.
En clair, les
retombées apparaissent au niveau des fluctuations du commerce entre
les deux partenaires, et il ressort qu’il est en net déséquilibre au
détriment de nos entreprises qui ne peuvent égaler en termes de
concurrence les entreprises de l’UE mieux rompues aux affaires.
Il convient de
signaler, toujours en termes de coût, que ce déséquilibre se traduit
par une perte de substance fiscale et douanière conséquente qui
aurait pu contribuer au développement du pays. En bref, l’Accord
d’association paraît à l’expérience comme un marché de dupes.
Avec ce
démantèlement tarifaire le principe gagnant-gagnant pour les deux
parties (notamment pour l’Algérie) serait-il maintenu ?
Certes, le
démantèlement tarifaire peut procéder du principe «gagnant- gagnant»
pour les deux partenaires, sauf qu’il importerait en bonne règle
qu’il soit subordonné à la condition d’équilibre qui se veut autant
que possible incontournable dans les relations commerciales.
Dans le corps de
l’Accord d’association il est prévu une contrepartie de la part de
l’UE, une assistance technique qui n’a jamais vu le jour, et cela a
été tout simplement un vœu pieux, ce qui invite en conséquence à la
prudence en matière d’accord.
Quelles
retombées sur les autres zones d’échange comme la Zale ?
Je crois qu’il y a
un principe de précaution à observer de la part de lAlgérie. Il est
tout aussi fondamental avec les autres d’échange comme la ZALE,
jusqu’à ce que nos entreprises soient en mesure de relever le défi,
celui précisément de se mettre à niveau pour affronter dans les
conditions requises la concurrence. Toute la problématique se situe
hélas à ce niveau.
* Mustapha
Bensahli : ancien expert en fiscalité au FMI et ex-cadre au
ministère des Finances.
Entretien
réalisé par
Djaouida Abbas
Haut
Exposé sur le programme des PME
20 000 petites
et moyennes entreprises à mettre à niveau
Quelque 20 000
petites et moyennes entreprises sont concernées par le programme de
mise à niveau d’ici à 2014. L’annonce a été faite par Abdelkrim
Boughadou, directeur de la compétitivité au ministère de
l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, lors
de la journée de sensibilisation et de vulgarisation du nouveau
programme de mise à niveau organisée par la chambre de commerce et
d’industrie «Soummam» de Béjaïa à la Maison de la culture Taos-
Amrouche. Ce programme coûtera près de 400 milliards de dinars et va
toucher des aspects en relation à la mise à niveau des capacités de
gestion, d’organisation, de maîtrise de la connaissance et de
l’innovation, de mise à niveau des ressources humaines et enfin de
la qualité de l’entreprise. Cela entre aussi dans le cadre d’un
processus d’émergence des PME, lesquelles représentent les 4/5es du
tissu des entreprises et contribuent à près de la moitié du produit
intérieur brut, selon le responsable. Au cours de cette journée, il
était question d’expliquer aux chefs d’entreprise présents le
programme gouvernemental arrêté en ce sens, et surtout cerner les
caractéristiques et les compétences spécifiques des entreprises
algériennes pour mieux les comprendre et les valoriser dans une
économie en pleine construction et chercher les voies et moyens
pouvant les appuyer à mieux évoluer et s’adapter à un environnement,
empreint, de plus en plus, de compétitivité. Il est question de la
mise à niveau de 20 000 PME et la création de 3 millions nouveaux
postes d’emploi, dira Abdelkrim Boughadou. S’agissant des conditions
d’éligibilité à la mise à niveau, le gouvernement a décidé que les
entreprises employant 1 à 250 travailleurs peuvent prétendre à des
conditions plus souples par rapport à celles exigées auparavant.
Cette nouvelle option permettra à toutes les entreprises de
s’inscrire dans ce programme pourvu qu’elles répondent à certaines
autres conditions beaucoup moins sévères désormais. Les chefs
d’entreprise et investisseurs ont saisi l’occasion de la présence
des autorités pour relever les contraintes qui freinent leurs
entreprises, notamment les lourdeurs administratives et autres modes
de gestion incompatibles avec les ambitions de modernité fixées.
Faut-il mettre à niveau notre administration ? La question mérite
d’être posée, car des reflexes qui bloquent les initiatives et cet
élan de développement auquel aspire toute entreprise, ne peuvent se
réaliser sans des moyens humains au fait de tous les textes de loi
et avec une nouvelle culture et un vrai comportement de citoyen.
Hocine Cherfa
Haut
Kidnapping d'enfants, trafic d'organes et agressions sexuelles
Les nouvelles
formes de la maltraitance
Qu’ils soient
chasseurs de fortunes ou n’ayant aucun respect pour les droits des
enfants, les ennemis de l’innocence se multiplient. Le trafic des
organes d’enfants, les kidnappings ainsi que les agressions
sexuelles sont en tête de liste des phénomènes modernes, portant
gravement atteinte à la vie des enfants.
Voir un enfant
impliqué dans un réseau de mendicité, de vol ou même un «petit-homme»,
une cigarette à la main, qui se dit que l’école n’est pas faite pour
lui, et qui investit son enfance pour subvenir à sa famille ou ses
propres besoins ne sont que quelques images traditionnelles de la
maltraitance des enfants. Il ne s’agit plus de pauvreté, d’un
abandon ou d’une déperdition scolaire, du moment que les enfants
sont devenus un objet de business lucratif. Au fur et à mesure que
les années passent de nouvelles façons d’abandon et de violence
surgissent en fonction des mutations de la société. En Algérie,
comme partout dans le monde d’ailleurs, les enfants sont confrontés
à de nouvelles formes de dangers qui guettent leur paix sociale. Ces
mutations quelles qu’elles soient, socio-économiques ou culturelles
ont leur retombées sur les repères sociaux de cette frange. Mais
l’éducation et le comportement des enfants ne sont pas les seuls
reflets de la mutation, puisque d’autres franges et éléments de la
société, les adultes en l’occurrence, exploitent l’enfance dans de
nouveaux contextes à des fins qui diffèrent d’une personne à l’autre
et dont les résultats sont souvent dramatiques pour l’enfant. Le
trafic d’organes d’enfants et les kidnappings ainsi que les
agressions sexuelles sont en tête de liste des phénomènes modernes,
portant gravement atteinte à la vie des enfants. De nos jours, ce ne
sont pas seulement les enfants des familles aisées qui sont ciblés,
mais tout enfant peut représenter une «fortune» pour des réseaux qui
versent dans le commerce d’organes ou dans le chantage enfant-rançon.
Les kidnappings d’enfants particulièrement sont devenus une réalité
inquiétante en Algérie. Les chiffres des services de sécurité ne
font que confirmer la dangerosité et l’ampleur que prend ce
phénomène. Pour l’année 2007, le bilan des services de sécurité
fait état de 375 cas d’enlèvement, soit une moyenne d’un kidnapping
par jour. Des sommes d’argent colossales ont été payées par les
familles des victimes. 1,2 milliard DA a été payé par les familles
aux ravisseurs qui demandaient en tout 6 milliards DA de rançon. La
même année, des individus ont été arrêtés par les services de
sécurité alors qu’ils tentaient de faire traverser la frontière
algéro-marocaine à des enfants kidnappés dans le but de vendre
leurs organes à des cliniques d’Oujda. En 2008, la gendarmerie à
elle seule fait état de 14 kidnappings de mineurs avec agressions
sexuelles contre 108 cas enregistrés en 2007. Par ailleurs, les
chiffres des services de sécurité font état de 830 enfants kidnappés
entre 2001 et 2009. 90% des enlèvements s’effectuent au niveau des
grandes villes. Pour l’année 2010, une bande spécialisée dans le
kidnapping d’enfants active dans deux wilayas ; Boumerdès et
Tizi-Ouzou, et a été démantelée par la Gendarmerie nationale. Ce
réseau de mafieux a été démantelé suite au signalement du kidnappeur
d’une fillette M.A., devant le domicile familial, à Dellys,
Boumerdès. Les gendarmes ont procédé à l’arrestation de toute la
bande mafieuse.
7000 enfants
victimes d’agressions sexuelles en 2010
L’agression
sexuelle des enfants est le traumatisme de trop, devenu, pourtant,
monnaie courante de nos jours, d’autant qu’il s’agit d’un fléau qui
fait souffrir en silence et dont les répercussions du traumatisme
peuvent accompagner les victimes durant toute leur vie. En termes de
chiffres, la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le
développement de la recherche (Forem) révèlent que le nombre des
agressions sexuelles sur enfants est de 7000 cas déjà recensés
durant les 10 premiers mois de l’année 2010, dont 80 % en milieu
familial. La même source indique que les enfants victimes préfèrent
se taire et dénoncent rarement leurs agresseurs. Les données du
Forem font état de
50 000 victimes
de violence et maltraitance, exploitation sexuelle, en plus de leur
insertion forcée dans des réseaux de vente de stupéfiants et de
prostitution. Outre l’agression sexuelle, des milliers d’enfants
continuent de subir les misères de l’abandon et de la maltraitance.
Tandis que
20 000 enfants
vivent dans les rues, les services de la police judiciaire
indiquent que quelque 4 600 enfants ont eu recours à la police pour
dénoncer des actes de violence de différentes formes du 1er janvier
au 31 octobre 2010. Par ailleurs, 9 196 mineurs sont impliqués dans
des délits à l’échelle nationale…Les chiffres restent peu expressifs
à propos de la violence et de la maltraitance de cette frange si
vulnérable et délicate. Cette triste réalité se complique davantage
en l’absence ou l’insuffisance de mécanismes de signalement de cas
de violence ainsi que ceux d’accompagnement et de gestion des
situations difficiles et d’urgence. L’Algérie compte en revanche un
seul réseau pour la défense des droits de l’enfant (Nada) et qui met
à la disposition des enfants un numéro vert «30- 33».
Par Yasmine
Ayadi
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Association Etoile culturelle
«Tout sur les
droits des enfants»
«Ne touche pas à
mon enfant», c’est le slogan choisi par l’association Etoile
culturelle d’Akbou pour célébrer la Journée mondiale de l’enfant qui
coïncide avec le 1er juin de chaque année. Cette journée sera
célébrée à travers des activités culturelles, des conférences, des
journées d’étude, des séminaires et plusieurs spectacles pendant une
quinzaine de jours. Cette quinzaine de l’enfance, selon le président
de l’association Mouloud Salhi, est l’occasion particulière pour
faire un travail qui puisse faire prendre conscience sur les droits
des enfants à travers des activités ludiques, artistiques et
créatives. «Ce sera aussi une occasion de sensibiliser
l’environnement de l’enfant à ses droits, sensibiliser l’enfant à la
protection de l’environnement», dira notre interlocuteur. Au
programme de cette longue rencontre, une journée d’étude sur «la
maltraitance des enfants», un atelier de création, des séances sur
la gestion positive des conflits et les techniques d’animation et
jeux de coopération, un séminaire sur la gestion de l’eau et
d’autres spectacles et animation dans la ville, au profit des
enfants scolarisés et inadaptés mentaux. Une exposition sera aussi
animée et aura pour thème :
«Tous sur les
droits de l’enfant». En marge de cette manifestation, un conseil
communal de jeunes sera installé. Il lui sera assigné des missions
sans doute de promotion des activités des jeunes et des enfants,
notamment. Il y a lieu de noter que l’association étoile culturelle
d’Akbou qui avait été créée en 1976, n’a jamais cessé de
s’intéresser aux droits de l’enfant et à ses activités
d’épanouissement et de soutien scolaire, etc. Un investissement dans
cette frange vulnérable qui s’est traduit dans des opérations comme
«l’amélioration des conditions de scolarisation des enfants,
cartables scolaires, soutien scolaire (classes de remise à niveau),
mise en place de brigades itinérantes de psychologues, organisation
de camps de solidarité pour enfants, mise en place d’activité de
prévention sida/toxicomanie et drogue en partenariat avec le Réseau
NADA du numéro vert 30.33 pour lutter contre la maltraitance des
enfants, animation de soirées récréatives dans les centres d’enfants
de la direction de l’action sociale, étude sur le travail des
enfants, éducation environnementale, développement durable en
direction des enfants... L’association étoile culturelle réalise ces
programmes avec ses partenaires comme la direction de la jeunesse et
des sports, des ONG étrangères, direction de l’action sociale,
direction de l’environnement, l’APC d’Akbou, l’APW, etc.
Hocine Cherfa
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22 personnes arrêtées, 16 magnums et 6 armes automatiques saisis
Important
réseau de trafic d’armes démantelé à Mostaganem
Le 16 mai dernier,
les éléments de la Gendarmerie nationale de Mostagnem ont réussi un
important coup de filet en démantelant un grand réseau de trafic
d’armes qui activait en lien avec des groupes terroristes. Au total,
22 personnes âgées entre 25 et 60 ans ont été arrêtées, 16 PA de
type Magnum de différents calibres et 6 armes automatiques ainsi
qu’un important lot de munitions ont été récupérés. Tout a commencé
fin février, au grand marché hebdomadaire, distant de 10 km au sud
de la wilaya de Mostaganem. Un renseignement est parvenu au
groupement de Bouguirat, faisant état d’un trafic de munitions de
pêche. Les gendarmes se sont alors rendus sur les lieux. Sur place,
une personne originaire de Tiaret qui venait souvent faire des
achats, a été arrêtée. Lors de l’interrogatoire, il s’est avéré que
cette personne avait des contacts avec d’autres originaires de la
même wilaya, à savoir Tiaret, mais également de Relizane et de
Mostaganem. M.K a été arrêtée le 16 mai passé. La première personne
en contact avec M.K est un certain Aâouali Khaled, originaire de la
wilaya de Tiaret, et une autre connue sous les initiales de H.K.
Durant leur enquête, les gendarmes ont procédé à l’arrestation de
ces deux personnes. H.K sera interpellé à l’intérieur de son
véhicule de type Peugeot 307, à Mesra, dans la wilaya de Mostaganem.
A bord de ce véhicule, deux PA ont été découverts. Il faut signaler
que l’arrestation rapide de H.K a permis aux gendarmes d’arrêter
trois autres de ses complices. Il s’agit de Moualek Khaled, Zerkaoui
Omar, Zabour Mohamed. H.K a demandé à ses trois complices de ramener
le reste de la quantité d’armes. Ils se sont exécutés sans savoir
qu’il s’agissait d’un guet-apens tendu par les gendarmes. Ils ont
été arrêtés alors qu’ils étaient à bord d’un Kangoo et en possession
de 6 PA de type Magnum, 9mm, 15 coups et deux carabines. Au cours de
l’interrogatoire de Zabour Mohamed, les gendarmes ont pu identifier
d’autres personnes impliquées dans ce réseau de trafic d’armes.
Zabour Mohamed qui est considéré comme une personne dangereuse, on a
fait une extension de zone, il avait un rdv, avec deux autres
personnes qui seront arrêtées également en possession de trois PA et
deux fusils automatiques 15 coups. Il s’agit de Ben Zouaoucha Tahar
et Meghraoui Salah,qui étaient à bord d’un véhicule Isuzu. Les
enquêtes pousseront leurs investigations plus loin, car d’autres
personnes en activité avec ce réseau sont en cavale et il devenait
impératif de les arrêter. Ainsi, après les aveux faits par l’une des
personnes interpellées, deux autres noms seront cités. Il s’agit de
Foulal Tayeb, et Khedaoui Mustapha qui seront arrêtés à Mostaganem,
dans un bungalow situé aux Sablettes. Ils étaient en possession de
trois PA de type Magnum. Khedaoui, surnommé Hanou, était en contact
avec Assas Mohamed, Boutil Mohamed et Liada Mohamed, des éléments de
soutien qui étaient en contact avec des terroristes. Assas avait un
atelier de fabrication et réparation d’armes dans la commune de
Lahlef dans la wilaya de Relizane. Ce dernier avait un PA et trois
fusils de chasse lorsque les gendarmes l’ont arrêté. Parmi les trois
fusils de chasse, certains avaient un numéro de série datant de la
décennie noire, subtilisés par les groupes terroristes appartenant à
une phalange qui activait en 1994 à Skikda. L’effort de la police
technique de la GN a été payant. Boutbal était en contact avec trois
personnes, dont deux recherchées, Al Hachmi Abdelkader, Sabah
Mohamed et Djilali ahmed.
Al Hachemi
Abdelkader est le coordinateur de l’acheminement des armes du port
d’Oran. Il y a donc complicité au niveau du port d’Oran. L’enquête a
permis l’arrestation de 16 personnes, trois sont toujours
recherchées et la saise de 22 armes, dont 16 PA de type Magnum. Les
munitions récupérées portent sur 248 balles de 5mm, 498 de 4,5mm, 81
de 7,65mm, et 4 de 6,35mm. Des personnes arrêtées, treize sont sous
mandat de dépôt et trois sous contrôle judiciaire. Les armes
saisies proviennent de France et d’Italie.
Sofiane Abi
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