Points chauds 

Par Fouzia Mahmoudi

Réaction

La Turquie, passablement traumatisée par l’attaque sauvage et meurtrière dont a fait l’objet la Flottille de la «Liberté» il y a un an jour pour jour, veut éviter à tout prix que de nouveau ses ressortissants ne soient victimes de la barbarie de l’armée israélienne. En effet, l’année dernière ce n’est pas moins de neufs humanitaires turcs qui avaient été assassinés par des soldats israéliens qui avaient investi les navires essayant de forcer le blocus dont fait l’objet la Bande de Ghaza. Un blocus qui prive depuis des années maintenant les Palestiniens des denrées les plus essentielles et les plus anodines. Un blocus qu’exerce les Israéliens pour démontrer au monde qu’ils sont les seuls maîtres de la région et qu’ils peuvent décider comme il leur convient de priver tout un peuple de ressources nécessaires tout autant qu’inoffensives. Un état de fait que beaucoup, et de plus en plus d’individus à travers la planète, ont du mal à accepter, les poussant à entreprendre des expéditions périlleuses dans le seul but de tenter de libérer les Palestiniens du joug israélien. En l’occurrence, en cherchant tant bien que mal de leur faire parvenir des vi-vres et du matériel de première nécessité. Mais c’est bien cette solidarité légitime envers les Palestiniens que les Israéliens tentent de juguler parfois en utilisant des moyens bien extrêmes et en allant jusqu’à procéder au meurtre d’humanitaires. Une situation que la Turquie refuse de voir renouveler et pour ce faire les plus hautes autorités turques “ont enjoint encore une fois les Israéliens à ne pas intervenir dans la Bande de Ghaza”. Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a déclaré “qu’il pensait qu’Israël avait tiré les leçons de ce qui s’était passé l’an dernier et ne se risquerait pas à attaquer une nouvelle fois les bateaux”. Cette expédition devrait être composée d’environ 1 500 activistes pro-palestiniens venus de plus de cent pays différents. Désormais tous attendent de voir quelle attitude adoptera l’Etat israélien face à cette nouvelle expédition, qui, si elle a réellement lieu, sera un test pour juger de la bonne volonté des dirigeants hébreux pour faire un pas vers la paix et les règlements pacifiques ou si l’armée israélienne sera encore dépêchée pour semer la mort parmi des humanitaires désarmés. La réaction des Etats-Unis sera elle aussi décisive pour juger de la sincérité de la Maison-Blanche qui a fait la semaine dernière un pas vers la bonne direction en déclarant soutenir un Etat palestiniens dans les frontières de 1967.

F. M.

Monde

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Kaddafi  «prêt» à une fin de conflit

Le médiateur de l’UA fustige l’Otan

 

 01/06/11

 

Kaddafi  «prêt» à une fin de conflit

Le médiateur de l’UA fustige l’Otan

Le président sud-africain Jacob Zuma, qui a rencontré le colonel Kaddafi avant-hier à Tripoli en tant que médiateur de l’Union africaine, a appelé l’Alliance atlantique à un cessez-le-feu préalable aux négociations de paix.

A ce sujet, Jacob Zuma, à l’issue de sa brève visite en Libye, indiquera que le dirigeant libyen n’est «pas disposé» à quitter la Libye mais il est «prêt» à mettre en application la feuille de route de l’UA pour mettre fin à la crise libyenne. Selon le médiateur de l’UA, après avoir eu une «discussion détaillée» avec le Guide libyen, ce dernier a demandé qu’on «donne l’opportunité aux Libyens de discuter entre eux» et de trouver une solution à la crise qui secoue le pays depuis la mi-février.

D’un autre côté, le président sud-africain a estimé que les raids de l’Otan sapaient la médiation africaine en faveur de la paix en Libye affirmant par ailleurs que le dirigeant libyen en avait accepté la feuille de route que le CNT libyen rejette. En effet, le médiateur sud-africain dira que le fait d’avoir à

«demander la permission de l’Otan» pour se rendre en Libye

«sapait l’intégrité de l’Union africaine». Et d’affirmer dans ce contexte que «nous ne pouvons permettre que ce conflit dure trop longtemps. Cela pourrait déboucher sur une situation malheureuse pour la Libye et peut-être pour Kaddafi lui-même». En outre, la médiation de l’UA, qui a appelé l’Otan à cesser ses bombardements, prévoit un cessez-le-feu et l’instauration d’une période de transition conduisant à des élections démocratiques.

Pour sa part, la télévision libyenne a diffusé des images de Maâmmar Kaddafi qui accueillait Jacob Zuma à l’entrée d’un bâtiment. Il s’agissait là, de la première apparition publique du Guide libyen depuis quelques semaines.

Les rebelles deviennent l’ALN

Quant au CNT, pour lequel toute négociation reste tributaire du départ de Kaddafi et de son régime, a annoncé hier que les forces de la rébellion libyenne qui combattent le régime de Kaddafi s’appelleront désormais Armée de libération nationale (ALN), pour refléter leur «professionnalisme» grandissant. A ce sujet, dans un communiqué nommant l’ALN libyenne, le CNT dira qu’il «espère que cette appellation temporaire permettra de mieux exprimer le professionnalisme grandissant (des rebelles) et les efforts de discipline militaire pour renverser le régime de Kaddafi». Les forces armées de la rébellion sont constituées pour l’essentiel de jeunes volontaires, sans expérience militaire, encadrés souvent par d’anciens militaires de l’armée libyenne.

L’Otan intensifie ses bombardements sur Tripoli

Sur le plan militaire, l’Otan a intensifié ses bombardements dans le but de porter le coup décisif au régime libyen. A ce sujet, l’agence Jana rapportera que «des sites civils et militaires dans la région de Wadi Kaam, à Zliten, ont été la cible lundi de raids de l’agresseur colonialiste croisé», ajoutant que «11 martyrs sont tombés et un certain nombre de personnes ont été blessées». En outre, dans la nuit de lundi à mardi, l’Otan a mené de nouveaux raids sur Tripoli et sa banlieue Tajoura ainsi qu’à Al-Jafra, à 600 km au sud de la capitale, a rapporté la télévision d’Etat libyenne. A noter à ce propos, que l’Otan, qui a pris le 31 mars dernier la tête de la coalition internationale, a quant à elle annoncé avoir détruit une vingtaine d’objectifs militaires lors des frappes menées dimanche. Le régime de Kaddafi s’est vu par ailleurs affaibli avec la défection d’une part, d’un bon nombre de ministres, mais surtout par celle des huit officiers libyens, dont cinq généraux, qui ont fait défection et ont appelé avant-hier d’autres officiers à suivre leur exemple lors d’une conférence de presse depuis Rome. De ce fait, l’ancien ministre libyen des Affaires étrangères, Abdel Rahman Chalgam a indiqué que les officiers en question «font partie des 120 qui ont quitté Kaddafi et la Libye ces derniers jours». A cela s’ajoute, sur la scène diplomatique, le régime de Tripoli qui se voit de plus en plus fragilisé, notamment depuis que son allié de toujours en l’occurrence la Russie, a rejoint, vendredi dernier, les rangs des Occidentaux qui, unanimement, réclament le départ du dirigeant libyen.

Arrivée de Frattini à Benghazi

Le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini est arrivé hier à Benghazi, fief de la rébellion libyenne dans l’Est du pays, où il doit inaugurer un consulat, a rapporté l’AFP. Franco Frattini devait inaugurer officiellement à la mi-journée d’hier un consulat italien à Benghazi après avoir tenu une conférence de presse aux côtés du président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil.

Un nouveau camp de réfugiés à Tataouine, un millier de réfugiés en Sicile

Sur le plan humanitaire, un nouveau camp de réfugiés d’une capacité de 1 600 personnes, financé par le Qatar, a ouvert ses portes en Tunisie, à Tataouine, alors que près de 60 000 Libyens fuyant les violences se trouvent dans la région, a indiqué le responsable qatari du camp à l’AFP. Par ailleurs, près d’un millier de réfugiés fuyant les combats en Libye sont arrivés hier matin à bord d’un navire de pêche à Pozzallo, près de Raguse, à l’extrême sud de la Sicile, ont annoncé les garde-côtes italiens.

 «Libya Al Hurra»,la télé de la rébellion

«Libya Al Hurra», première télévision libyenne à être lancée depuis le début de la rébellion contre Maâmmar Kadddafi a commencé avant-hier soir à émettre depuis Benghazi, fief de la rébellion dans l’est du pays. La première émission de Al Hurra (La liberté) a démarré à 20h locales sur la place de la Révolution, symbole de l’insurrection du 17 février contre le régime du colonel Kaddafi, très fréquentée le soir par les habitants de Benghazi.

Pékin appelle à résoudre la crise par la voie politique

La Chine a appelé hier les parties en conflit en Libye à un cessez-le-feu et à résoudre la crise par la voie politique.

En effet, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu a déclaré lors d’un point de presse que

«la Chine appelle toutes les parties intéressées à cesser les combats et résoudre la crise par la voie politique». Affirmant que «nous espérons que les parties en Libye donnent la priorité aux intérêts du pays et du peuple, prennent pleinement en considération la médiation mise en place par la communauté internationale et réduisent les tensions rapidement».

La porte-parole a souligné à cette occasion que son pays

«respecte le choix du peuple libyen et soutient tous les efforts utiles pour régler la crise par une voie politique».

Elle a ajouté, en outre, que la Chine resterait en contact avec toutes les parties concernées et qu’elle était «prête à jouer un rôle dans la recherche de solutions politiques à la crise libyenne».

Par Lynda N. Bourebrab

 

 

 

 

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